LE MA­JOR CAFFIER QUITTE BRESLES De la gen­dar­me­rie à l’Edu­ca­tion Na­tio­nale

BRESLES Ven­dre­di 25 oc­tobre, Bru­no Caffier quitte la gen­dar­me­rie pour re­joindre, dès le lun­di 4 no­vembre, l’Edu­ca­tion Na­tio­nale où il se­ra en charge d’une équipe de sé­cu­ri­té mo­bile.

L'Observateur de Beauvais - - AUTOUR DE BEAUVAIS - C.S

De l’hu­mour, de l’émotion, et un leit­mo­tiv qui est re­ve­nu tout au long de son dis­cours : ven­dre­di 25 oc­tobre, le Ma­jor Bru­no Caffier réunis­sait ses col­lègues et amis pour fê­ter son dé­part en re­traite. Mais s’il quitte la gen­dar­me­rie, il res­te­ra ac­tif. Le gen­darme s’oriente vers une nou­velle aven­ture, dès le lun­di 4 no­vembre : il va en ef­fet gé­rer une équipe mo­bile de sé­cu­ri­té au sein de l’Edu­ca­tion Na­tio­nale. Il in­ter­vien­dra sur les sec­teurs de Beauvais, Mé­ru et Cler­mont. Un ter­ri­toire qu’il connaît dé­jà bien, puisque sa car­rière en gen­dar­me­rie dé­par­te­men­tale - dé­bu­tée en 1989 - l’au­ra me­né de Ver­be­rie à Au­neuil, en pas­sant par Son­geons, Noailles, Beauvais, et, pour son der­nier poste, à Bresles. Il y com­man­dait la bri­gade ter­ri­to­riale au­to­nome de­puis un an. « Comme ce dis­cours va être le der­nier, je vais me lâ­cher un peu », a ex­pli­qué dans un sou­rire, au dé­but de sa prise de pa­role, le dé­sor­mais gen­darme re­trai­té. De­vant ses quatre en­fants, qu’il te­nait à avoir au­près de lui pour ce mo­ment sym­bo­lique, il a ré­pé­té, plu­sieurs fois, comme une ri­tour­nelle, une phrase qui, dit-il, l’au­ra gui­dé tout au long de sa car­rière : « Seul, on est rien ».

« SEUL ON EST RIEN »

En écho à ses fonc­tions à ve­nir dans l’Edu­ca­tion Na­tio­nale, et en guise de bou­tade, Béa­trice Le­jeune, la maire de Bailleul-sur-Thé­rain, lui a of­fert un pe­tit sac à dos d’en­fant avec le né­ces­saire in­dis­pen­sable pour une bonne ren­trée sco­laire... Plus sé­rieu­se­ment, elle a loué les qua­li­tés du Ma­jor : « Vous avez su re­tis­ser les liens entre votre mai­son et les com­munes de votre ter­ri­toire », a-t-elle sou­li­gné dans un dis­cours di­ver­tis­sant, met­tant en avant les qua­li­tés « d’écoute et la ca­pa­ci­té à mé­na­ger les sus­cep­ti­bi­li­tés » du gen­darme. Le chef d’es­ca­dron Jé­rôme Le Ca­ro, qui com­mande la com­pa­gnie de Beauvais, et qui au­ra donc été le der­nier chef du Ma­jor, a rap­pe­lé les 30 ans pas­sés en gen­dar­me­rie, « ani­més par un grand sens de l’en­ga­ge­ment, avec co­hé­rence et pas­sion ». La pas­sion du sport - handball, ju­do, foot­ball, ski - a été mise en avant, tout comme sa pas­sion pour les rap­ports hu­mains. De­vant la salle des fêtes de Bailleul-sur-Thé­rain, pleine, le com­man­dant des gen­darmes beau­vai­siens a éga­le­ment mis en exergue l’al­truisme du re­trai­té, a évo­qué ce­lui qui a été un né­go­cia­teur de crise re­con­nu... « Un type bien­veillant », a-t-il ré­su­mé.

Le Ma­jor Bru­no Caffier com­man­dait la bri­gade de Bresles de­puis un an. « J’ai été bien en­tou­ré du­rant toutes ces an­nées », a-t-il com­men­té.

Lors de son dis­cours, le Ma­jor Caffier a fait ap­plau­dir ses col­lègues de la bri­gade ter­ri­to­riale au­to­nome de Bresles.

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