Il pleure : « Par­don­nez­moi les en­fants »

À la toute fin de son pro­cès, dans une longue mé­lo­pée, Fre­dy Gon­za­lez craque et de­mande par­don à ses en­fants.

L'Observateur de Beauvais - - FAITS DIVERS - P. H.-P.

Dans une longue mé­lo­pée, en pleurs, la voix mon­tant dans les ai­gus, Fre­dy Gon­za­lez va en­fin s’ex­pli­quer. Son avo­cat Pierre Le­bri­quir ve­nait d’avoir la tâche ar­due de plai­der « contre » la ver­sion in­dé­fen­dable de son client en ten­tant de faire bais­ser la peine. « S’il parle, toutes les bar­rières qu’il a construite­s de­puis 3 ans s’ef­fondrent », avait-il dé­cla­ré. Et pour­tant, Fre­dy Gon­za­lez a par­lé. « De­puis juillet 2016, je conti­nue ma vie mais, de­puis mar­di (dé­but du pro­cès, ndlr), je ne peux plus ! » Il parle d’un « drame sau­vage et rude », de la « honte so­ciale et de la honte avec Dieu », du sou­tien de son Église. « J’ai du mal à croire que moi, je suis un monstre. Je ne sup­porte pas que mes en­fants disent : pa­pa, tu as fait du mal à ma­man. Oui, je l’ai fait mais c’était un mo­ment, ce n’était pas vo­lon­taire. » Il de­mande par­don à ses en­fants et à sa fa­mille en Co­lom­bie. « C’est à cause de moi qu’elle est morte. J’ac­cepte la res­pon­sa­bi­li­té. Oui, je n’ai pas fait le bon geste. J’ai pa­ni­qué, je ne sa­vais pas quoi faire. Je ne mens pas. Je dis tout ce que je peux dire. Je n’ai pas d’autre ré­ponse que celle que je dis de­puis trois ans. Je vou­drais dire à mes en­fants : Pa­pa est là, on ai­mait tous Eli­za­beth. Par­don­nez-moi, les en­fants, je n’avais pas l’in­ten­tion de faire du mal. Les prendre dans mes bras, c’est tout ce qu’il reste de ma vie. »

Pierre Le­bri­quir, avo­cat de l’ac­cu­sé, ve­nait de ten­ter de faire bais­ser le quan­tum de la peine re­quise par l’avo­cat gé­né­ral.

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