Une ou­ver­ture de com­merce qui divise les can­di­dats aux mu­ni­ci­pales

L'Observateur de Beauvais - - BEAUVAIS - Re­ceuillis par R.TH, J.H et J.M.

In­ter­ro­gée sur l’ins­tal­la­tion d’une phar­ma­cie bio CBD (lire p.8) qui va pro­po­ser des pro­duits dé­ri­vés à la vente, la Pré­fec­ture de l’Oise ne sou­haite pas faire de « commentair­e par­ti­cu­lier », on nous in­dique juste que ce com­merce se­ra sur­veillé au même titre que les autres. Et qu’en est-il des can­di­dats aux fu­tures élec­tions mu­ni­ci­pales de Beau­vais, que pensent t-ils de ce nou­veau com­merce et quelle est leur po­si­tion sur la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis ?

Ca­ro­line Cayeux (maire de Beau­vais, Beau­vais, c’est vous) :

«De plus en plus de bou­tiques com­mer­cia­li­sant du can­na­bis CBD ouvrent en France. Elles s’ap­puient pour ce­la sur un soi-di­sant flou ju­ri­dique qui, en réa­li­té, est une mau­vaise in­ter­pré­ta­tion de l’ar­rê­té du 22 août 1990 sur le can­na­bis. En France tout pro­duit fi­ni conte­nant du THC, même à des taux in­fimes, est in­ter­dit. Si cette bou­tique se si­tue en de­hors du cadre lé­gal, elle de­vra fer­mer. Je compte sur le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique pour veiller à la bonne ap­pli­ca­tion de la loi».

Phi­lippe En­jol­ras (En­semble pour Beau­vais) :

« Si la ré­gle­men­ta­tion est res­pec­tée, il est dif­fi­cile de s’y op­po­ser. La moindre des choses, c’est de vé­ri­fier que les com­mer­çants sont en règle. Il y a eu des cas où le com­merce ne l’était pas et il a été fer­mé et d’autres qui l’étaient et qui ont pu conti­nuer leur ac­ti­vi­té ».

Roxane Lun­dy (Osons l’ave­nir)

:« Je suis très at­ta­chée au res­pect de la loi et si c’est au­to­ri­sé, ce n’est pas à nous d’en faire un su­jet po­li­tique. Il est im­por­tant que sur ce su­jet, il y ait une dé­ci­sion na­tio­nale. Pour l’ins­tant, je pense que dans la ville, la prio­ri­té, c’est li­bé­rer les quar­tiers du tra­fic de drogue. »

Claire Ma­rais-Beuil (RN)

:« Il faut vrai­ment qu’il y ait un vrai contrôle. Si c’est sous condi­tion, no­tam­ment pour des rai­sons mé­di­cales, et qu’il y a une pres­crip­tion, je dis oui. Main­te­nant, ce genre de com­merce peut don­ner lieu à des dé­rives et si on peut y vendre des pro­duits au pu­blic sans condi­tion, alors je dis non ».

Ru­dy De­gez (En­semble Beau­vais) :

« C’est une ex­cel­lente nou­velle et une vé­ri­table al­ter­na­tive aux an­ti­bio­tiques. Soi­gner par les plantes est un re­tour aux sources évident. Le CBD est consi­dé­ré comme étant un can­na­bi­noïde non-psy­choac­tif, ce qui si­gni­fie qu’il ne pro­duit pas d’ef­fet “pla­nant”. Contrai­re­ment au THC, le CBD n’a pas d’ef­fet “en­ivrant”, mais seule­ment des pro­prié­tés re­laxantes. Une di­mi­nu­tion de la dou­leur a en ef­fet été ob­ser­vée chez des per­sonnes souf­frant de can­cer ou d’ar­thrite ».

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