Lan­vin x Bran­cu­si – Pa­ris –

Par Ya­mi­na Be­naï

L'officiel Art - - Sommaire -

“Nous al­lons ten­ter de mon­trer qu’une mai­son de luxe ne fonc­tionne pas uni­que­ment sur des mo­ti­va­tions com­mer­ciales. Nous sommes la plus an­cienne mai­son de cou­ture au monde, c’est un pa­tri­moine his­to­rique et une ri­chesse in­es­ti­mables qui consti­tuent notre fon­de­ment mais notre re­gard se porte éga­le­ment sur le fu­tur.” Ain­si s’est ex­pri­mé Ni­co­las Druz, di­rec­teur gé­né­ral de Lan­vin. Et ce fu­tur na­vigue en ter­ri­toire ar­tis­tique... En ef­fet, en no­vembre der­nier, la lé­gen­daire mai­son de cou­ture pré­sen­tait de­vant un aréo­page de per­son­na­li­tés ras­sem­blées au siège pa­ri­sien de la griffe une sculp­ture que les his­to­riens d’art s’ac­cordent à consi­dé­rer comme ja­lon li­mi­naire de l’art mo­derne : Le Bai­ser (1905) de Cons­tan­tin Bran­cu­si (1876-1957). Ins­pi­rée par une sculp­ture mo­chi­ca du Pé­rou, cette pièce, “dé­cou­verte” par le cher­cheur Thier­ry Rayer, a don­né lieu à une exé­gèse met­tant en lu­mière l’in­té­rêt de l’ar­tiste pour l’égyp­to­lo­gie de même que la franc-ma­çon­ne­rie. “C’est un re­tour à l’iden­ti­té pre­mière de Jeanne Lan­vin, a in­di­qué Ni­co­las Druz, nous sou­hai­tons re­nouer le lien de la mai­son avec l’art. Ce­ci sans au­cune or­nière. Nous dé­ve­lop­pons, par exemple, un pro­jet de Street art.” Pour l’heure, la mai­son Lan­vin pro­jette la pu­bli­ca­tion d’un ou­vrage ras­sem­blant les études et des­sins me­nés par Thier­ry Rayer, de même que la réa­li­sa­tion de T-shirts à l’ef­fi­gie de l’oeuvre de Bran­cu­si, pour une vente aux en­chères au pro­fit du Se­cours po­pu­laire. Mai­son Lan­vin, 2, rue du Fau­bourg Saint-Ho­no­ré, 75008 Pa­ris, France, lan­vin.com

Cons­tan­tin Bran­cu­si, Le Bai­ser, 1905 dans l’écrin de Guillaume Pie­chaud.

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