Le trial roi des bois di­manche

LA FI­NALE DU CHAM­PION­NAT DE FRANCE AU­RA LIEU DI­MANCHE 7 OC­TOBRE À VERTOLAYE AVEC DIX ZONES À FRAN­CHIR

La Gazette de Thiers - - LA UNE - ALEXANDRE CHAZEAU

Le Mo­to club du Li­vra­dois or­ga­nise la fi­nale du cham­pion­nat de France de trial, qui au­ra lieu di­manche 7 oc­tobre. L’oc­ca­sion d’al­ler ren­con­trer dans les sous­bois les bé­né­voles. En selle !

◗ Lun­di 1er oc­tobre. Il est 9 heures du ma­tin. Le ther­mo­mètre af­fiche un pe­tit 7 °C. Et il tombe des cordes. Sur les hau­teurs de Vertolaye, plus d’un re­cu­le­rait. Pas les membres du Mo­to club du Li­vra­dois.

Dans les sous­bois, les voi­là lan­cés contre le temps. En quelques jours, ils doivent mettre en place les dix zones d’évo­lu­tion des pi­lotes de trial, pré­sents di­manche 7 oc­tobre pour en dé­coudre.

Des zones so­no­ri­sées

La fi­nale du cham­pion­nat de France s’an­nonce su­perbe. « Il y a des en­jeux à tous les étages, au­cun titre n’a été dis­tri­bué en­core, dans au­cune ca­té­go­rie. » Mat­thieu Pou­get a donc for­cé­ment la ba­nane. Il va at­ta­quer cette fi­nale les mains en haut du guidon, en tant que di­rec­teur de course. Le bé­né­vole, res­pon­sable de la com­mis­sion trial au sein du club, es­père bien at­ti­rer 2.000 per­sonnes. Alors que lui joue avec les souches et les arbres pour po­ser ses 4,5 km de ru­ba­lise, son « ‘Pa », comme il l’ap­pelle, Da­niel pour les autres, joue de la mas­sette pour en­fon­cer les pi­quets. Le pa­triarche a été plus de 30 ans membre du Mo­to club. « Et même vice­pré­sident. Le trial, c’est ma pas­sion, an­nonce­t­il, ex­ci­té comme ja­mais. Puis les gens adorent ça ici, c’est une terre de sports mé­ca­niques. » Di­manche, il au­ra le mi­cro en main, pour com­men­ter les per­for­mances en di­rect des champions, sur les zones, car elles sont toutes so­no­ri­sées.

Vertolaye n’a pas ac­cueilli de manche de cham­pion­nat de France de trial de­puis 10 ans. Un re­tour qui fait éga­le­ment fris­son­ner Claude, à bord de son Ber­lin­go ache­té spé­cia­le­ment pour le trial, bon­net vis­sé sur la tête. « Et oui, je suis com­mis­saire de course pour la Fé­dé­ra­tion fran­çaise. Je vais en Es­pagne, en Bel­gique. Alors une voi­ture comme ça, pour tout mettre et pas­ser dans les che­mins, c’est par­fait. »

Ils sont donc re­trai­tés ou sa­la­riés, et s’ac­tivent au pied, au­tour, ou sur les « murs ». De vé­ri­tables pier­riers abrupts, sur les­quels on s’amuse plein gaz. « Quand tu vois des bons, tu sais pour­quoi tu aimes le trial », lance Claude, avant de re­par­tir ai­der ses co­pains.

Cha­cun son truc. Ba­lises et agra­feuses pour les uns, per­ceuse et mèches à bé­ton pour les autres. Chaque par­cours, pour les cinq ca­té­go­ries, est ca­lé au mil­li­mètre près. Mat­thieu, qui a po­sé une se­maine de congés, a tout dans la tête pour les dix zones. « On a tout cal­cu­lé au cours de l’hi­ver, puis l’en­traî­neur na­tio­nal est ve­nu va­li­der les par­cours. C’est une aide pré­cieuse, ajoute Mat­thieu. Nous, on connaît les dif­fi­cul­tés, on roule sur ces ter­rains de­puis tou­jours. Lui ap­porte un re­gard ex­té­rieur. »

En plus des com­pé­ti­teurs ayant fait toute la sai­son, Vertolaye au­ra un hôte de marque, di­manche 7 oc­tobre. Il s’agit de Ken­ny Tho­mas, li­cen­cié au Mo­to club Li­vra­dois, et dont les shows de free­style rythment au­jourd’hui sa vie pro­fes­sion­nelle. « Quand il a un peu de temps, il aime bien ve­nir s’amu­ser sur des manches », glisse­ton. Pour ce­lui qui est ar­ri­vé jus­qu’en fi­nale de La France a un in­croyable ta­lent, pas sûr que les ro­chers de Vertolaye soient une par­tie de plai­sir.

« Il y a des en­jeux à tous les étages, au­cun titre n’a été dis­tri­bué. »

« Quand tu vois des bons, tu sais pour­quoi tu aimes le trial. »

(PHO­TO D’IL­LUS­TRA­TION LA MON­TAGNE)

Huit zones d’évo­lu­tion sont to­ta­le­ment na­tu­relles, une se­ra se­mi-ar­ti­fi­cielle et la der­nière se­ra construite de toutes pièces.

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