Le lac d’Au­bus­son ac­cueille trois trails di­manche

AU­BUS­SON D’AU­VERGNE AC­CUEILLE LA SE­CONDE ÉDI­TION DES GRANDS TRAILS DU LI­VRA­DOIS-FO­REZ DI­MANCHE 14 OC­TOBRE

La Gazette de Thiers - - LA UNE - ALEXANDRE CHAZEAU

Vrai conden­sé de na­ture sau­vage, les Grands Trails du Li­vra­dois-Fo­rez se dé­roulent di­manche 14 oc­tobre, de­puis le lac d’Au­bus­son.

◗ Pierre Pa­mole. Som­met gra­ni­tique à Vollore­Mon­tagne. Le ren­dez­vous a été pris là, à 1.198 m d’al­ti­tude, avec Luc Au­bert, di­rec­teur des Grands trails du Li­vra­dois­Fo­rez, qui au­ront lieu di­manche 14 oc­tobre, pour la se­conde fois. Pierre Pa­mole, ce se­ra le 21e ki­lo­mètre sur les 48 que contient l’Xtrem Trail Ma­ra­thon Race, le cir­cuit le plus long sur les trois que pro­pose l’équipe d’Au­vergne Trail Na­ture Team (12, 28 et 48 km).

Le Grün de Chi­gnore et ses quatre pier­riers

Ac­cou­dé à la table d’orien­ta­tion, Luc Au­bert contemple l’ex­cep­tion­nel pa­no­ra­ma. Une vue à 360°. Seul le Mont­Blanc joue à cache­cache der­rière la brume. Si­non, ils sont tous là. San­cy, Puy­de­Dôme, col du Béal, Mon­ton­cel… La vue per­met à Luc Au­bert de dé­tailler le par­cours. En contre­bas, le lac d’Au­bus­son, point de dé­ part des cir­cuits, et sur­tout, le Grün de Chi­gnore.

« Dé­jà, rien qu’avec les treize pre­miers ki­lo­mètres et le Grün de Chi­gnore, c’est 800 mètres de dé­ni­ve­lé, sur les 2.000 que contient le par­cours. Ca re­pré­sente cinq fois plus de dé­ni­ve­lé que les 13 km thier­nois sur la même dis­tance », souffle Luc Au­bert, qui dé­taille par la suite les dif­fi­cul­tés, les yeux ri­vés sur le ma­me­lon gra­ni­tique. « Ça de­mande beau­coup d’ef­forts, et de tech­nique. Il faut mon­ter toutes les pierres et le Grün, c’est quatre pier­riers suc­ces­sifs. La pente, j’ai es­sayé de la cal­cu­ler, elle peut al­ler jus­qu’à 36 %. Ça ne dure pas long­temps, mais quand même… Ce qu’il y a de ri­go­lo, c’est qu’il y a un pre­mier pier­rier, puis on rentre dans un sous­bois. On res­sort dans un autre pier­rier, et les gens ne s’y at­tendent pas. Ils ar­rivent tête bais­sée, avec dé­jà le pre­mier pier­rier dans les jambes. Là, ils re­voient des pierres, re­lèvent la tête, et s’aper­çoivent du mur. J’ai dé­jà ame­né des gens. Leur ré­ac­tion ? “Oh put… !” ».

De l’avis de l’or­ga­ni­sa­teur, c’est aus­si ce que les trai­lers veulent avoir. Sor­ tir des ha­bi­tudes de tous les jours. Se confron­ter à un sport ex­trême, où ils sont prêts à se mâ­cher les ge­noux contre les ro­chers.

En re­des­cen­dant de la table d’ob­ser­va­tion, Luc Au­bert plonge dans un sen­tier étroit, entre bruyère et ar­bustes, s’ou­vrant sur une vue plon­geante, di­rec­tion l’Her­mi­tage. « Il n’y a rien de plus beau qu’un che­min. Moi je suis amou­reux de mon ter­ri­toire. J’adore le Li­vra­dois­Fo­rez. C’est ul­tra­sau­vage, avec moins de tou­ristes que dans le San­cy ou le Parc des Vol­cans. Bien sûr, on ne voit pas tous les choses de la même fa­çon, mais moi, quand j’en parle, j’en ai les larmes aux yeux. Re­gar­dez ces fo­rêts, c’est bour­ré de che­mins, il faut faire cou­rir les gens ici, faire connaître le trail sur cette par­tie du Li­vra­dois­Fo­rez. »

L’an der­nier pour la pre­mière édi­tion, ils étaient 338 à se frot­ter aux trois par­cours. Cette an­née, Au­vergne Trail Na­ture Team table sur 550, à la vue des ré­ser­va­tions. Une pro­gres­sion ful­gu­rante. Et le vain­queur de l’Xtrêm Trail Ma­ra­thon Race, le Vos­gien Jé­ré­my Man­suy, re­met­tra son titre en jeu. En sa­chant ce qui l’at­tend : « Si on se loupe sur les pier­riers, il y a vrai­ment moyen de se faire mal, pré­vient­il. Il faut prendre son temps, ne pas par­tir vite. C’est tou­te­fois un par­cours agréable car on peut cou­rir sur son en­semble, ce qui n’est pas le cas par­tout. C’est un sec­teur qui se prête vrai­ment à la pra­tique du trail. Et puis c’est bien organisé, ce n’est pas une usine à gaz. Le cô­té fa­mi­lial est pré­sent ». Pour ce­lui qui n’a que trois ans de trail der­rière lui, le dou­blé est à por­tée de pieds.

« La pente, j’ai es­sayé de la cal­cu­ler, elle peut al­ler jus­qu’à 36 %. »

Être prêt à se mâ­cher les ge­noux

Cette an­née, et c’est une nou­veau­té, le 48 km pour­ra se cou­rir en re­lais mixte. L’échange de dos­sard se fait au 24e ki­lo­mètre, à Notre-Dame de l’Her­mi­tage.

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