Ces ca­sernes qui vont bien­tôt fer­mer

La Gazette de Thiers - - COUP DE PROJECTEUR - ALEXANDRE CHAZEAU

Dans le cou­rant du pre­mier se­mestre 2019, cinq ca­sernes du ter­ri­toire de­vraient fer­mer. Pour des rai­sons de re­cru­te­ment et de ser­vice.

◗ Vendredi 9 no­vembre, maires et sa­peurs­pom­piers étaient convo­qués au Ser­vice dé­par­te­men­tal d’in­cen­die et de se­cours (Sdis). Du moins, ceux con­cer­nés par les fer­me­tures de ca­sernes. 1er mars, 1er avril, si les dates se­ront ar­rê­tées cou­rant dé­cembre lors d’un con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion du Sdis, ça ne fait plus de doute.

Pes­cha­doires, Saint­Jeand’Heurs, Lu­zillat, Ser­men­ti­zon et Saint­Clé­ment­deRé­gnat, même si c’est le dos­sier le moins avan­cé, ver­ront leurs sa­peurs­pom­piers quit­ter les lieux. Et être ré­af­fec­tés, au bon vou­loir de cha­cun (voir ci­des­sous).

Évi­ter de gas­piller du temps opé­ra­tion­nel

« Le monde au­tour de nous change, et les modes d’or­ga­ni­sa­tion doivent être abor­dés sous un autre angle, af­firme le com­man­dant Ar­naud Pro­vot, chef du grou­pe­ment est. L’en­jeu, avec la ré­af­fec­ta­tion, c’est de re­trou­ver de la dis­po­ni­bi­li­té en se­maine en as­so­ciant la res­source de plu­sieurs centres, et par­ta­ger la dis­po­ni­bi­li­té, re­don­ner de l’élas­ti­ci­té à la corde. Il nous faut main­te­nant op­ti­mi­ser les res­sources, car de moins en moins de per­sonnes sont dis­po­nibles. Le nombre de vo­lon­taires ne fai­blit pas, mais les em­plois, les vies fa­mi­liales, les loi­sirs changent le temps d’en­ga­ge­ment. Il faut donc être à l’af­fût de ces évo­lu­tions so­cié­tales. »

Concrè­te­ment au­jour­ d’hui, une pe­tite ca­serne ayant un seul pom­pier de dis­po­nible à l’ins­tant T de l’ap­pel, ne peut rien faire. Il faut que la grosse ca­serne à proxi­mi­té in­ter­vienne. Mais si les ef­fec­tifs plu­sieurs pe­tites ca­sernes (un pom­pier, plus un autre, plus un autre) peuvent être re­grou­pées dans la grosse, pour élar­gir le ter­ri­toire d’ac­tion de tous, alors « on évi­te­ra de gas­piller du temps opé­ra­tion­nel et nous pour­rons cou­vrir plu­sieurs opé­ra­tions si­mul­ta­né­ment », sou­tient le com­man­dant Pro­vot.

« L’exemple de Châ­tel­don et Ris est mar­quant. On est ar­ri­vé à re­trou­ver de l’ef­fec­tif en jour­née, pour cou­vrir l’en­semble des deux sec­teurs, et à mu­tua­li­ser le ma­té­riel ré­cent », pour­suit Ar­naud Pro­vot. Les in­ter­ven­tions sont plus nom­breuses, Puy­Guillaume se dé­place moins en ren­fort, peut se concen­trer sur son ter­rain et peut ob­te­nir plus de sou­tien dans l’autre sens.

D’après les sa­peurs-pom­piers eux-mêmes, les temps d’in­ter­ven­tion ne se­ront pas al­lon­gés mal­gré la fer­me­ture de cer­tains centres de se­cours.

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