Quié­tude et pas­sion au bord de l’étang

La Gazette de Thiers - - LETTRES DE NOS MOULINS - SA­RAH DOUVIZY sa­[email protected]­tre­france.com

Le mou­lin Lavort, à Noal­hat, après avoir ces­sé son ac­ti­vi­té de meu­ne­rie en 1997, est de­ve­nu une ré­si­dence. En 1980, Guy et Jo­sette Pra­delle, lit­té­ra­le­ment tom­bés amou­reux du lieu, ont re­pris le flam­beau et ont re­don­né de sa su­perbe au lieu char­gé d’his­toire.

◗ « Dans la pé­riode pré­in­dus­trielle, les mou­lins fai­saient vivre la France. Au­jourd’hui, si tous ceux qui existent en­core fonc­tion­naient, ils pro­dui­raient l’équi­valent d’une tranche nu­cléaire en terme d’élec­tri­ci­té. » Son su­jet, Guy Pra­delle, le maître des lieux, à Noal­hat, au lieu­dit l’Étang de Cor­nard, le maî­trise sur le bout des doigts.

« Nous avons eu un coup de foudre »

Il faut dire que de­puis avril 1980, date d’achat de l’an­cien mou­lin à fa­rine, il se pas­sionne pour l’his­toire de son Do­maine, et plus lar­ge­ment pour l’his­toire de ces bâ­tisses à roue, en bon pré­sident de l’as­so­cia­tion des mou­lins d’Au­vergne qui se res­pecte.

« Au dé­part, nous cher­chions un mou­lin pour en faire notre ré­si­dence se­con­daire. Mais tout ce que nous avons vi­si­té était soit en ruine, soit mal res­tau­ré. Lorsque nous avons vi­si­té ce mou­lin, avec un étang à cô­té, ce qui est rare, nous avons eu un coup de foudre », se sou­vient Guy Pra­delle.

Avec, der­rière la tête, un ob­jec­tif clai­re­ment éta­bli d’éco­no­mie d’éner­gie, le couple Pra­delle se jette à l’eau. Au­jourd’hui, après de nom­breux tra­vaux, et une inon­da­tion par­ti­cu­liè­re­ment des­truc­trice en août 2013, le mou­lin tourne. Et il tourne bien. Du moins, quand les condi­tions cli­ma­tiques le per­mettent. « En été, il ne tourne ja­mais. Mais du­rant la mau­vaise sai­son, il me per­met une éco­no­mie d’éner­gie. » Tech­ni­que­ment, le mé­ca­nisme, in­tact de­puis 1971, est en­traî­né par la roue de 10 tours par mi­nute, qui trans­met son éner­gie à un mul­ti­pli­ca­teur qui se dé­mul­ti­plie sur une pou­lie à 200 tours par mi­nutes, re­liée à un gé­né­ra­teur élec­trique par une simple cour­roie. Ce mo­teur qui tourne à 1.000 tours, pro­duit en­vi­ron quatre ki­lo­watts qui ali­mentent l’ins­tal­la­tion élec­trique du mou­lin.

Le tout, dans un lieu digne d’un havre de paix, si­len­cieux, apai­sant, que les vi­si­teurs dé­couvrent avec bon­heur.

De l’autre cô­té de l’étang, la pro­prié­té offre une vue im­pre­nable sur le mou­lin de Guy et Jo­sette Pra­delle.

Le couple, dans les an­nées quatre-vingt, cher­chait un mou­lin comme mai­son se­con­daire.

Dans la pé­nombre du sous-sol, proche de la roue, Guy Pra­delle pour­rait de­vi­ser pen­dant des heures.

De­puis le ra­chat, en avril 1980, beau­coup de tra­vaux ont été réa­li­sés par Guy et Jo­sette Pra­delle.

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