“Seul pen­dant huit mois”

La Manche Libre (Avranches) - - Saint-Hilaire -

Le ges­tion­naire Ma­nuel Prin­gault as­sure qu’il a aver­ti suf­fi­sam­ment tôt les élus de la si­tua­tion fi­nan­cière de l’abat­toir pu­blic et qu’ils “ne dé­couvrent rien (...) Des écrits sont là”. Plus sur­pre­nant, le dé­lé­ga­taire de ser­vice pu­blic a même re­mer­cié la Conf’ d’être là et s’est dit “heu­reux de ne plus se sen­tir seul car de­puis huit mois, c’est long”. A prio­ri, le dia­logue était rom­pu. Une ren­contre entre Ma­nuel Prin­gault et Da­vid Ni­co­las était tou­te­fois pré­vue le 3 juillet. “De­puis la der­nière réunion de la com­mis­sion consul­ta­tive, il y a 8 mois, au cours de la­quelle j’ai re­mis un rap­port sur la si­tua­tion et un pro­jet chif­fré va­li­dé par un ex­pert-comp­table, je n’ai plus d’in­ter­lo­cu­teur (...) Mais le man­da­taire et l’ad­mi­nis­tra­teur ju­di­ciaires dé­si­gnés sont brillants. Je suis confiant quant au sau­ve­tage de cet ou­til.” Alors, ques­tion de moyens? Ou d’en­vie? “Il faut juste que le po­li­tique soit avec nous”, lance-t-il. “Ce n’est plus un pro­jet à 3 500 t par an mais à 3 000 t, voire un peu moins.” Une piste par­mi d’autres qui per­met­trait, peut-être, de sor­tir de la crise. “Car même 150 000 €, c’est rien sur 3 500 tonnes ! On ne perd pas de client. Mais on n’en gagne pas. Et moi, il fal­lait que je me pro­tège”. Ma­nuel Prin­gault se dit tou­te­fois “convain­cu que la Ré­gion n’aban­don­ne­ra pas cet ou­til”. In­ter­ro­gée, la col­lec­ti­vi­té ré­gio­nale dit “ne pas avoir été sol­li­ci­tée”.

Le ges­tion­naire Ma­nuel Prin­gault est “heu­reux de ne plus se sen­tir seul”.

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