“A bout de souffle”

La Per­cée d’Avranches dé­cor­ti­quée.

La Manche Libre (Avranches) - - Avranches -

La Li­bé­ra­tion d’Avranches, une pro­me­nade de san­té pour les Amé­ri­cains ?

“Non, il y a eu de nom­breuses es­car­mouches avec les Al­le­mands. Le 30 juillet au soir, les Amé­ri­cains oc­cu­paient le pont sur la Sée au Pont-Gil­bert mais ils sont tom­bés nez à nez avec des Al­le­mands qui fuyaient Gran­ville. Ils ont dû battre en re­traite. Les Al­le­mands en ont pro­fi­té pour se ré­fu­gier dans Avranches. Le len­de­main ma­tin, un canon de 88, po­si­tion­né à la Bi­quet­te­rie, sous l’Ins­ti­tut (ly­cée Notre-Dame) a dé­truit plu­sieurs chars Sher­man au ni­veau de Mar­cey-les­Grèves. En fuite, les Al­le­mands sont tom­bés nez à nez avec les Amé­ri­cains bou­le­vard du Luxem­bourg. C’est la fa­meuse ba­taille du Mont-Jar­ry.”

Pour­quoi les Al­le­mands n’ont-ils pas ren­for­cé leur po­si­tion sur Avranches ?

“Ils étaient à bout de souffle. Lors du lan­ce­ment de l’opé­ra­tion Co­bra, l’équi­valent d’une di­vi­sion blin­dée al­le­mande a été anéan­ti. Les Al­le­mands se bat­taient sur deux fronts, Caen et la Manche. La grande par­tie des blin­dés res­tants étaient mo­bi­li­sés sur le front russe, sans comp­ter le front ita­lien.”

Pour­quoi la Per­cée est-elle si connue ?

“Après la li­bé­ra­tion d’Avranches, tout va très vite. En sep­tembre, les al­liés sont à Reims! Avranches est une place stra­té­gique convoi­tée ! En août 1944, lors de la contre-at­taque de Mor­tain, les Al­le­mands ont sou­hai­té la re­prendre pour cou­per l’ar­mée du gé­né­ral Pat­ton de ses lignes de ra­vi­taille­ment. Une opé­ra­tion vou­lue par Hit­ler lui-même mais qui fut stop­pée à 20 km d’Avranches par les Amé­ri­cains qui avaient la maî­trise du ciel.”

Alain-Gilles Chaus­sat et Louis Vi­gor-Caillet, au­teurs d’Ob­jec­tif Avranches-Mor­tain.

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