Les com­mer­çants livrent à do­mi­cile

La Manche Libre (Avranches) - - Saint-Hilaire -

SAINT-HI­LAIRE DU-HAR­COUËT

De­puis 2016, l’op­ti­cien Be­noit De­chan­cé, à Saint-Hi­laire-du-Har­couët, livre cer­tains clients à do­mi­cile. Il se rend chez des per­sonnes dont la mobilité est as­sez ré­duite. Il pro­cède à un contrôle de vue avant de leur li­vrer leur paire de lu­nettes.

Ce type de ser­vice se ra­ré­fie dans ces zones ru­rales, alors que la de­mande est bien pré­sente. Ce­pen­dant, de nom­breux com­mer­çants pro­posent en­core une li­vrai­son à do­mi­cile.

Si ce ser­vice n’est pas source de ren­ta­bi­li­té pour eux, elle per­met de fi­dé­li­ser la clien­tèle. La dé­marche se veut avant tout hu­maine. Lors d’une li­vrai­son, Be­noit De­chan­cé confie: “On peut pas­ser 30 mi­nutes, voire une heure sur place. C’est com­plè­te­ment dif­fé­rent que lors­qu’on est en bou­tique.”

Alors qu’ils re­gardent le Tour de France, Co­lette et Da­niel Four­ny voient dé­bar­quer Be­noit De­chan­cé, leur op­ti­cien pré­fé­ré. En le voyant ar­ri­ver, un grand sou­rire s’af­fiche sur les vi­sages des hôtes.

C’est dans la bonne hu­meur que les deux re­trai­tés qui ha­bitent Chau­lieu ac­cueillent l’op­ti­cien. Ce der­nier ne vient pas les mains vides. Il leur ap­porte leurs nou­velles paires de lu­nettes. C’est un confort pour ce couple qui ha­bi­tuel­le­ment fai­sait le dé­pla­ce­ment à la bou­tique de Be­noit De­chan­cé. “Ça nous arrange, plu­tôt que de faire 30 mi­nutes de voi­ture”, ex­plique Da­niel. Ce­la fait une di­zaine d’an­nées qu’ils sont clients chez Be­noit De­chan­cé. Ils ha­bitent à 6 km de Sour­de­val et à 30 mi­nutes de Saint-Hi­laire. Pour l’heure, ils n’ont pas d’op­ti­ciens à Sour­de­val. Pas un sou­ci : Be­noit De­chan­cé va bien­tôt s’ins­tal­ler dans la com­mune. En at­ten­dant, le pro­fes­sion­nel n’a pas hé­si­té à ve­nir à leur do­mi­cile pour ap­por­ter leur com­mande. Une at­ten­tion qu’ils ap­pré­cient par­ti­cu­liè­re­ment puisque “c’est le seul ser­vice où quel­qu’un vient à do­mi­cile. Avant le bou­lan­ger ve­nait à do­mi­cile”, in­forme Da­niel Four­ny. C’est une ini­tia­tive qui a ten­dance à se ra­ré­fier dans ces zones ru­rales et no­tam­ment dans les sec­teurs les plus re­cu­lés. Au-de­là du ser­vice, c’est un mo­ment de convi­via­li­té qu’offre Be­noit De­chan­cé aux deux re­trai­tés.

Be­noit De­chan­cé ap­porte une nou­velle paire de lu­nettes au couple Four­ny.

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