En­tre­te­nir son ga­zon en été.

Mal­gré les va­cances, ne dé­lais­sez pas votre jar­din. Mau­vaises herbes et jau­nis­se­ment guettent

La Manche Libre (Avranches) - - Tv magazine - ADÉ­LAÏDE TRYSTRAM

On a tra­vaillé pen­dant des mois pour ob­te­nir un ga­zon ma­gni­fique, des bor­dures fleu­ries et de beaux lé­gumes. Il fait chaud. Les amis sont là. L’heure est au ro­sé-pis­cine, aux éclats de rire et au barbecue. Mais, en août, la sé­che­resse n’est ja­mais très loin. Cer­tains dé­par­te­ments sont même as­su­jet­tis à des res­tric­tions d’eau*. Mas­sifs, pe­louses, plantes en jar­di­nière, po­ta­gers, ver­gers ont néan­moins soif. Il convient donc de s’or­ga­ni­ser, de sorte que chaque par­tie du jar­din re­çoive en fonc­tion de ses be­soins. N’ou­bliez pas la pelouse, sans quoi des plaques jaunes et brunes risquent d’ap­pa­raître.

Les col­lets peuvent re­ver­dir

Ces tâches sont na­tu­relles. Elles sont le signe que l’herbe, par manque d’eau, comme en hi­ver, entre en dor­mance. Les feuilles se des­sèchent. Mais les col­lets (par­ties in­ter­mé­diaires entre la ra­cine et la tige) sont bien vi­vants. S’ils re­çoivent un peu d’eau, tout re­ver­di­ra après une di­zaine de jours. À condi­tion tou­te­fois de ne pas trop pié­ti­ner la par­celle et que sa déshy­dra­ta­tion ne dé­passe pas six se­maines. Au-de­là, vous ris­quez une perte dé­fi­ni­tive de 25 % par se­maine. Si vous re­pre­nez l’ar­ro­sage après un long temps, pre­nez soin de le faire en plu­sieurs fois, une terre trop sèche n’étant plus ca­pable d’ab­sor­ber en un coup une grande quan­ti­té d’eau. En temps nor­mal, un bon ar­ro­sage par se­maine suf­fit (en­vi­ron 2 cm d’eau), de pré­fé­rence le soir ou très tôt le ma­tin, pour évi­ter que les gout­te­lettes ne chauffent et grillent les plantes. Sa­chez en­fin qu’en jar­di­ne­rie vous trou­ve­rez des mé­langes de graines de ga­zon ré­sis­tants à la cha­leur. D’une fa­çon gé­né­rale, la fé­tuque, le cy­no­don dac­ti­lon (plus connu sous le nom pas très ra­co­leur de chien­dent) et le ki­kuyu (ori­gi­naire d’Afrique de l’Est) sont les plus fa­ciles d’en­tre­tien.

Une tonte ré­gu­lière

Une pelouse un peu né­gli­gée ou res­tée en dor­mance est su­jette à bien des in­va­sions. Ma­la­dies, insectes et mau­vaises herbes en tête, dont les ad­ven­tices, un terme agro­no­mique gé­né­rique dé­si­gnant l’en­semble des gra­mi­nées qui poussent là où elles ne de­vraient pas. Par­mi elles, le pis­sen­lit, mais aus­si le plan­tin, la pâ­que­rette, le bou­ton d’or, l’achil­lée mil­le­feuille, le trèfle blanc, l’eu­phorbe, l’éper­vière, le li­se­ron, le mou­ron, la re­nouée, la po­ten­tille, la mar­gue­rite, la pe­tite oseille et bien d’autres en­core. Les ama­teurs de na­ture sau­vage trou­ve­ront ce­la plu­tôt cham­pêtre. Les plus mé­ti­cu­leux y ver­ront l’at­taque en règle de toutes sortes de nui­sibles.

Pri­vi­lé­giez une tonte ré­gu­lière, mais pas trop courte. Amen­dez votre sol. Dé­sher­bez ma­nuel­le­ment à l’aide d’un cou­teau désher­beur. Ai­dez-vous de pro­duits na­tu­rels, tels le vi­naigre blanc, l’eau de cuis­son des pommes de terre (ça marche aus­si avec les pâtes et le riz) ajou­tée à une dose de sa­von li­quide, le pu­rin d’or­tie (à faire soi­même ou à ache­ter en jar­di­ne­rie), la fa­rine de glu­ten de maïs et l’huile es­sen­tielle de ba­si­lique. On dé­con­seille évi­dem­ment le re­cours aux désher­bants chi­miques. L’in­té­rêt d’un été sec est qu’il laisse peu de place aux ma­la­dies.

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