Il cultive l’art de la gé­né­tique

La Manche Libre (Avranches) - - Saint-hilaire -

AGRI­CUL­TURE

Le concours an­nuel d’ar­ron­dis­se­ment, or­ga­ni­sé par la So­cié­té agri­cole de l’Avran­chin, s’est déroulé mar­di 20 août au mar­ché cou­vert. Une ving­taine d’éle­veurs étaient pré­sents. Et près de 160 bêtes ont concou­ru. Pour les éle­veurs de vaches nor­mandes - ac­tuel­le­ment la seule race re­pré­sen­tée lors de concours -, la gé­né­tique est au coeur des dis­cus­sions. Car il s’agit-là avant tout d’une “pas­sion”, ex­plique Pas­cal Or­vain, éle­veur à Isi­gny-le-Buat et pré­sident na­tio­nal de l’Or­ga­nisme de sé­lec­tion (OS) en race Nor­mande. Le mot “gé­né­tique” et l’image qu’il vé­hi­cule ont souvent ten­dance à inquiéter les consom­ma­teurs. Or, comme l’ex­plique Pas­cal Or­vain, “l’ob­jec­tif est de s’ap­puyer sur un gros tra­vail de col­lecte de don­nées de l’en­semble du trou­peau à par­tir de contrôles lai­tiers et du poin­tage des ani­maux par l’OS - mor­pho­lo­gie, di­men­sions, sque­lette, qua­li­té des pattes, de la ma­melle”. Les éle­veurs s’ap­puient en­suite sur ces don­nées pour iden­ti­fier qualités et dé­fauts de leurs bêtes. “L’idée est de cor­ri­ger au­tant que pos­sible les dé­fauts à par­tir d’un tra­vail de sé­lec­tion. Par­fois, on pro­gresse mais c’est sur le long terme. Et il y a tou­jours une part de ha­sard”, note Pas­cal Or­vain, amoureux de ses Nor­mandes. “C’est une race mixte qui a un bon po­ten­tiel lai­tier (ri­chesse du lait en ma­tières grasses et pro­téïques). Au concours, on em­mène bien sûr les meilleures bêtes (...) Une bonne vache est une vache qui trans­met bien son pa­tri­moine gé­né­tique”, conclut-il.

Pas­cal Or­vain connaît sur le bout des doigts ses 110 vaches. La Nor­mande est la seule race au monde af­fi­chant trois cou­leurs. L’amé­lio­ra­tion gé­né­tique se fait au fil des gé­né­ra­tions avec tou­te­fois tou­jours une part de ha­sard.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.