Un été au parc zoo­lo­gique

Jus­qu’à 2 000 vi­si­teurs viennent chaque jour au zoo de Jurques.

La Manche Libre (Avranches) - - Vire / Dossier -

Aux beaux jours, il y a constam­ment du nou­veau au parc zoo­lo­gique de Jurques : il y a quelques jours, un bé­bé pan­da roux est né. Juste avant, ce sont les vi­sites en noc­turne du zoo qui créaient l’évé­ne­ment. Un peu plus tôt dans la saison, l’ar­ri­vée des tigres blancs a fait sen­sa­tion. Et la saison es­ti­vale plus en­core est in­tense. L’équipe du zoo, qui compte ha­bi­tuel­le­ment une ving­taine de sa­la­riés, compte 35 per­sonnes l’été avec une quin­zaine de sai­son­niers. Après un mois de juillet très chaud, août est plus contras­té au ni­veau mé­téo. Avec quelques courtes averses vite sui­vies d’ac­cal­mies. “Les très grosses jour­nées, on peut avoir jus­qu’à 2000 per­sonnes en vi­site au parc”, confie Guillaume Our­ry, pa­tron du zoo avec son frère Ma­thieu.

Avec 700 ani­maux en tout dans le parc, dont 150 es­pèces dif­fé­rentes, le site at­tire un pu­blic éclec­tique : adultes, se­niors et bien sûr en­fants. Ici, chaque gé­né­ra­tion est in­té­res­sée par ce qu’elle voit et ap­prend. Et ce de­puis plus de 40 ans ! Ce sont les grands-pa­rents de Guillaume et Ma­thieu Our­ry qui avaient créé le zoo en 1977. Le grand-père Au­guste est au­jourd’hui dé­cé­dé, mais la grand­mère Thé­rèse, 97 ans, qui vit en mai­son de re­traite à Villers-Bo­cage, vient ré­gu­liè­re­ment avec plai­sir au zoo dé­cou­vrir les nou­veau­tés. C’était vrai au­tre­fois et c’est en­core le cas au­jourd’hui : dans les al­lées du parc, la fa­mille Our­ry aime volontiers par­ta­ger avec les autres son amour et sa science des ani­maux: fla­mants roses, loups, tigres, lions, man­chots, lé­mu­riens de Ma­da­gas­car, mou­flons, tor­tues… Près de la car­rière, qui héberge les singes ma­got (sortes de ma­caques), Guillaume Our­ry n’est pas avare d’anec­dotes. Il ex­plique que “la plu­part de ces singes recueillis dans les zoos pro­viennent des sai­sies des douanes ef­fec­tuées au re­tour de tou­ristes du Ma­roc qui es­sayaient de ca­cher ce pe­tit ani­mal dans leurs ba­gages”. Quant à ceux qui se­raient ré­ti­cents à se rendre dans un parc zoo­lo­gique, es­ti­mant que les ani­maux n’y sont pas tou­jours à leurs aises, qu’ils se ras­surent : le zoo de Jurques, la­bel­li­sé Nor­man­die Qua­li­té Tourisme, est membre de l’EAZA (As­so­cia­tion eu­ro­péenne des zoos et aqua­riums) ayant pour but de pré­ser­ver les es­pèces ani­males. Et aus­si de l’AFPDZ (As­so­cia­tion fran­çaise des parcs zoo­lo­giques), dont le sé­rieux et les ef­forts sont cou­ron­nés chaque an­née par des mil­liers de nais­sances.

Car bien sûr, dans les cou­lisses d’un tel zoo, il y a une grosse in­fra­struc­ture tech­nique. Le parc zoo­lo­gique fait ap­pel au ca­bi­net vé­té­ri­naire d’Aunay pour les soins courants et à un vé­té­ri­naire spé­cia­li­sé en faune sau­vage, de Nantes et qui vient tous les 15 jours.

Pour le convoyage, il s’adresse à une so­cié­té de tran­sports spé­cia­li­sée ba­sée à Lyon : les tran­sports Siane.

En­fin, pour gérer le nombre et la di­ver­si­té des ani­maux pré­sents dans tout le parc, les res­pon­sables de parcs zoo­lo­giques (comme ceux de Jurques) se connectent sur la pla­te­forme di­gi­tale spé­cia­li­sée Zims (“Zoo­lo­gi­cal in­for­ma­tion ma­na­ge­ment sys­tem”, en fran­çais “Sys­tème de ges­tion d’in­for­ma­tions zoo­lo­giques”).

Tous les vi­si­teurs ne se rendent pas compte de l’in­fra­struc­ture lo­gis­tique qui est indispensa­ble pour faire vivre un parc zoo­lo­gique. En re­vanche, tous peuvent éprou­ver le fris­son qu’il y a à croi­ser, quelques ins­tants, le re­gard pro­fond d’un ani­mal du bout du monde.

Quelques singes recueillis par les doua­niers

Mo­ment de com­pli­ci­té à l’en­trée de l’es­pace dé­dié aux fla­mants roses du Chi­li qui s’ébattent entre terre et eau.

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