80 ans après, Ber­lin de­mande par­don

La Manche Libre (Avranches) - - France-monde -

1er sep­tembre 2019, 4 h 40 du ma­tin : 80 ans après le dé­clen­che­ment de la Se­conde Guerre mon­diale, le pré­sident al­le­mand Frank-Wal­ter Stein­meier a de­man­dé par­don à la Po­logne. Et il l’a fait à Wie­lun, la ville qui re­çut les pre­mières bombes de la Luft­waffe. Quelques heures plus tard, à Var­so­vie, Stein­meier a pris part à la com­mé­mo­ra­tion du dé­but de l’hé­ca­tombe : plus de 40 mil­lions de morts sur la pla­nète... “Je m’in­cline de­vant les vic­times po­lo­naises de la ty­ran­nie al­le­mande. Et je de­mande par­don”, a dé­cla­ré le pré­sident al­le­mand dans les deux langues suc­ces­si­ve­ment.

Par­don ac­cor­dé, puisque, dans sa ré­ponse, le pré­sident po­lo­nais An­dr­zej Du­da s’en est pris aux “tendances im­pé­ria­listes” de la Rus­sie – alors que le IIIe Reich a tué six mil­lions de ci­toyens po­lo­nais dont trois mil­lions de juifs : la moi­tié des vic­times de la Shoah. Ce que Stein­meier, lui, a te­nu à rap­pe­ler : “Ce sont les Al­le­mands qui ont com­mis un crime contre l’hu­ma­ni­té en Po­logne. Qui­conque pré­tend que le règne de ter­reur des na­zis sur l’Eu­rope fut un évé­ne­ment mar­gi­nal dans l’his­toire al­le­mande, se juge lui-même.”

Ab­sent pour cause d’ou­ra­gan, Do­nald Trump quant à lui s’est conten­té d’un tweet : “La Po­logne est un pays su­per et des gens su­per. Nous avons aus­si beau­coup de Po­lo­nais dans notre pays.”

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.