Cam­pings : “On est com­plè­te­ment dans l’in­con­nu”

Les gé­rants ne savent pas s’ils pour­ront ou­vrir leur cam­ping après le 11 mai. Ces lieux de va­cances se­ront-ils bon­dés cet été ?

La Manche Libre (Avranches) - - Coronaviru­s - Da­vy Del­motte

Alors, la tente, on la plante ou pas cet été ? Les gé­rants des cam­pings sont to­ta­le­ment dans le flou. Même si tous com­prennent que la prio­ri­té est ailleurs, ils es­pèrent quand même avoir des ré­ponses à leurs in­ter­ro­ga­tions avant le lun­di 11 mai. Par exemple, ils ne savent tou­jours pas s’ils pour­ront ou­vrir leur lieu de va­cances pour la sai­son es­ti­vale.

“Nous at­ten­dons des in­fos avec im­pa­tience”

In­ter­ro­gé, le maire de Hau­te­ville-surmer, Jacques Du­ret, dont la com­mune gère deux cam­pings, in­dique avoir re­çu “très peu de ré­ser­va­tions” pour l’ins­tant : “J’es­père que les cam­pings pour­ront ou­vrir et que les plages se­ront de nou­veau ac­ces­sibles au pu­blic.” Les tou­ristes viennent il est vrai au cam­ping pour se re­po­ser et pro­fi­ter de la mer et du sable de Nor­man­die. “Que l’on in­ter­dise des plages for­te­ment fré­quen­tées ailleurs en France, je suis d’ac­cord, mais des pe­tites comme les nôtres, je ne vois pas pour­quoi on les in­ter­di­rait”.

Par­mi la tren­taine de mo­bile-homes du cam­ping mu­ni­ci­pal Les Ga­rennes, huit ou neuf sont ré­ser­vés pour cet été : c’est très peu si l’on com­pare avec les ré­ser­va­tions prises en avril 2019. “Les gens sont comme nous, ils at­tendent de sa­voir s’ils pour­ront ve­nir. Nous at­ten­dons avec im­pa­tience des in­for­ma­tions”, pour­suit le maire qui ne se re­pré­sen­tait pas en 2020 mais qui doit as­su­rer sa fonc­tion pen­dant le confi­ne­ment. “Après, il y a d’autres prio­ri­tés et je com­prends, je me mets au­jourd’hui à la place d’em­ma­nuel Ma­cron, ce n’est pas fa­cile.”

A Re­gné­ville-sur-mer, Vic­toire Cap­de­ville, gé­rante du cam­ping Le Havre, est éga­le­ment dans le flou : “Nous avons eu des ré­ser­va­tions pour le mois de juin, que nous avons an­nu­lées, no­tam­ment pour des ma­riages. 98 % des gens ont choi­si le rem­bour­se­ment.” Les ré­ser­va­tions se sont ar­rê­tées d’un coup : “Nous avons des ré­ser­va­tions pour fin août et sep­tembre”, ajoute Vic­toire Cap­de­ville qui compte mi­ser sur la clien­tèle de pas­sage et sur celle qui ré­serve à la der­nière minute. Ca­the­rine de

La Hougue, ad­jointe au maire d’an­no­ville, est res­pon­sable du cam­ping : “On est com­plè­te­ment dans l’in­con­nu”, dit-elle. “On es­père rou­vrir en juin la par­tie mo­bile-homes car je pense que l’hy­giène et la dis­tan­cia­tion so­ciale ne po­se­ront pas de pro­blème. C’est plus le cam­ping avec les tentes qui risque de po­ser ques­tion. Nous pre­nons les ré­ser­va­tions, et si nous avons l’ac­cord pour ou­vrir, les per­sonnes ayant ré­ser­vé se­ront prio­ri­taires. Nous étions à 30 000 € de ré­ser­va­tions en avril 2019 pour l’été, au­jourd’hui on est à 24 000 €.”

Le cam­ping Les Ga­rennes, à Hau­te­ville-sur-mer, se­ra-t-il ou­vert cet été ? La mai­rie es­père une ré­ponse avant le 11 mai.

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