Comment fonc­tionne la bri­gade d'anges-gar­diens

La CPAM de la Manche de­vra re­pé­rer tout l'en­tou­rage des cas tes­tés po­si­tifs au Co­vid et les in­ci­ter à se confiner.

La Manche Libre (Avranches) - - Coronaviru­s -

La bri­gade du Co­vid. Mar­di 28 avril, le gou­ver­ne­ment a an­non­cé la mise en place à comp­ter du lun­di 11 mai, de bri­gades sa­ni­taires, com­po­sées d'agents et pi­lo­tées par chaque Caisse pri­maire d'as­su­rance ma­la­die du pays. Les 'bri­ga­diers' ont pour mis­sion d'en­quê­ter, afin de re­mon­ter jus­qu'à l'en­tou­rage des cas tes­tés po­si­tifs. L'idée est de les in­ci­ter à se confiner. “Nous ef­fec­tue­rons un tra­çage de l'en­tou­rage des cas pour dé­tec­ter les clus­ters (zones de cir­cu­la­tion ac­tive du vi­rus). Notre but est de cas­ser la chaîne de conta­mi­na­tion. Tous les contacts re­pé­rés de­vront être ap­pe­lés dans les 24 heures”, in­dique Phi­lippe De­caen, di­rec­teur dé­par­te­men­tal de la CPAM.

Une jour­née de for­ma­tion s'est te­nue jeu­di 7 mai. Ce tra­vail est “un maillon d'une chaîne glo­bale avec les mé­de­cins et les soi­gnants”. Les agents viennent de la Caisse pri­maire d'as­su­rance Ma­la­die (CPAM), de la Caisse d'as­su­rance Re­traite et de la San­té au Tra­vail (CARSAT), et du Centre de Pré­ven­tion et de San­té pu­blique (CPSP) de la Manche. Un re­pré­sen­tant de l'agence ré­gio­nale de San­té (ARS) su­per­vise l'en­semble. Mais comment pro­cèdent-ils ? “Les mé­de­cins gé­né­ra­listes fai­sant face aux cas Co­vid, men­tionnent les in­for­ma­tions re­cueillies sur le pa­tient tes­té”, dan­sune base de don­nées ap­pe­lée 'Contact Co­vid'. “Le mé­de­cin, a mi­ni­ma, va ins­crire le nom de la per­sonne at­teinte. Nous, nous al­lons en­suite plus loin. Une en­quête né­ces­site une jour­née de tra­vail par agent pour un seul cas”. Ces in­for­ma­tions d'ordre mé­di­cal sont ac­ces­sibles aux agents et à L'ARS. Mais Phi­lippe De­caen tient à ras­su­rer : “Les agents se­ront te­nus au se­cret pro­fes­sion­nel”.

Près de 25 agents mo­bi­li­sés de­puis le 11 mai

Au to­tal, près de 25 per­sonnes en­quêtent de­puis le 11 mai. A ce chiffre, de­vrait s'ajou­ter “une di­zaine de per­sonnes au moins, en sup­plé­ment dès la se­maine pro­chaine”, as­sure Phi­lippe De­caen, qui pri­vi­lé­gie une autre for­mu­la­tion pour qua­li­fier ces agents : “Le terme ange gar­dien nous convient mieux que bri­gade”.

Cô­té or­ga­ni­sa­tion, “trois salles sont ré­qui­si­tion­nées”pour veiller à la sé­cu­ri­té sa­ni­taire, et 95 % du per­son­nel est en té­lé­tra­vail“. Le siège, ba­sé à Saint-lô, compte”une di­zaine de per­sonnes pré­sentes sur site, et prin­ci­pa­le­ment celles qui ne sont pas de notre or­ga­nisme“. La Manche n'étant pas dans une si­tua­tion cri­tique à l'ins­tar d'autres ré­gions, il n'est pas ex­clu que le per­son­nel, si be­soin, vienne”en aide aux pla­te­formes des ré­gions les plus tou­chées“.

Dy­lan Du­pray

“Une en­quête pour re­trou­ver les contacts d'une per­sonne conta­mi­née né­ces­site une jour­née de tra­vail par agent”.

Phi­lippe De­caen

“Nous ef­fec­tue­rons un tra­çage de l'en­tou­rage des cas. Notre but est de cas­ser la chaîne de conta­mi­na­tion. Tous les contacts re­pé­rés de­vront être ap­pe­lés dans les 24 h”.

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