“Les en­fants ont be­soin de conti­nuer à ap­prendre, à gran­dir”

La Manche Libre (Avranches) - - Saint-hilaire -

Le re­tour à l'école à Saint-hi­laire est fixé au jeu­di 14 mai. Mais qu'en pense l'as­so­cia­tion des pa­rents d'élèves de l'école pu­blique ? Aman­dine Mas­sé, pré­si­dente de L'APE à Le­croi­sey-beau­sé­jour, se veut pru­dente, ne sou­hai­tant pas par­ler au nom des 13 membres de l'as­so­cia­tion. Mais en son nom propre car “les avis di­vergent” et parce qu'elle “n'a aus­si pas eu de re­tour de pa­rents” sur ce su­jet pour­tant si épi­neux.

Il faut dire que tout a été or­ga­ni­sé en quelques jours avec des in­for­ma­tions gou­ver­ne­men­tales dis­til­lées au fil des jours. Pour les per­son­nels de l'edu­ca­tion na­tio­nale comme pour les élus et per­son­nels com­mu­naux, il a sur­tout fal­lu faire montre d'adap­ta­tion à un ca­len­drier à marche for­cée.

“Cer­tains en­fants ex­priment leur en­vie de re­trou­ver un cadre sco­laire”

“Il y en a pour qui c'est un peu tôt cette date du 14 mai ; pour d'autres en re­vanche, c'est né­ces­saire de re­prendre le tra­vail et sur­tout parce qu'ils ne peuvent pas vrai­ment faire au­tre­ment”, ob­serve Aman­dine Mas­sé.

Elle n'ex­clut pas non plus “la de­mande ex­pri­mée par les en­fants de re­tour­ner en classe, de re­trou­ver les co­pains et un cadre. Dans l'en­semble, ils sont plu­tôt de­man­deurs, ex­cep­té quelques en­fants qui pour­raient être un peu apeu­rés par cette si­tua­tion. Tout dé­pend dans quelles condi­tions ces der­niers ont vé­cu ce confi­ne­ment, s'ils ont été bien in­for­més par les pa­rents.”

En­fin, il y a aus­si tout l'as­pect so­cial et pé­da­go­gique qui entre en jeu dans cette re­prise éphé­mère jus­qu'au 4 juillet. Un pe­tit mois de cours si l'on ne compte pas les jours fé­riés et autres week-ends.

“Il fau­dra bien re­tour­ner à l'école”

Quant aux me­sures sa­ni­taires, Aman­dine Mas­sé es­time qu'à Saint-hi­laire, “on a la chance de dis­po­ser de lo­caux, de salles, de moyens hu­mains et de gens for­més pour en­ca­drer des en­fants.” Pour elle, “il est pré­fé­rable de re­par­tir dès au­jourd'hui dans une pé­riode où l'on a la pos­si­bi­li­té d'uti­li­ser les ex­té­rieurs, con­trai­re­ment peut-être au mois de sep­tembre où il pour­rait ne pas faire très beau. Il fau­dra bien de toute fa­çon re­tour­ner à l'école. Au­tant le faire dès à pré­sent et pro­gres­si­ve­ment. Tant qu'on n'a pas de vac­cin, on ne se­ra évi­dem­ment pas à l'abri du risque. Il est né­ces­saire de re­lan­cer la vie éco­no­mique et so­ciale. Ne se­rait-ce que pour le bien-être des en­fants qui ont be­soin de conti­nuer à ap­prendre, gran­dir. L'école est in­dis­pen­sable”, conclut-elle.

Rap­pe­lons que les élèves des écoles pri­maires se­ront ré­par­tis par groupes de 15 en­fants maxi­mum et au­ront deux jours de classe par se­maine. Soit les lun­dis-mar­dis, soit les jeu­dis-ven­dre­dis. Sauf pour les en­fants des per­son­nels prio­ri­taires qui pour­ront être ac­cueillis toute la se­maine.

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