Mu­ni­ci­pales : An­toine De­lau­nay se re­tire de l'élec­tion.

La tête de la liste Cons­trui­sons Avranches-saint-mar­tin se re­tire. Le se­cond tour se joue­ra entre Da­vid Ni­co­las et Guén­haël Huet.

La Manche Libre (Avranches) - - Avranches - Ni­co­las Tho­mas

Le se­cond tour des élec­tions mu­ni­ci­pales, di­manche 28 juin, à Avranches, ver­ra fi­na­le­ment s'af­fron­ter à nou­veau Guén­haël Huet, ex-maire d'avranches et l'ac­tuel maire sor­tant Da­vid Ni­co­las. An­toine De­lau­nay et ses co­lis­tiers de la liste “Faire En­semble Cons­trui­sons Avran­ches­saint-mar­tin” ont dé­ci­dé de ne pas fu­sion­ner avec la liste de Guén­haël Huet et de se re­ti­rer.

Ar­ri­vé troi­sième au soir du pre­mier tour, di­manche 15 mars, avec 23 % des suf­frages, der­rière Guén­haël Huet (28,2 %) et Da­vid Ni­co­las (48,7 %), An­toine De­lau­nay était amer. Conseiller dé­par­te­men­tal d'avranches de­puis 2015, le can­di­dat comp­tait in­car­ner l'al­ter­na­tive à Da­vid Ni­co­las, de­vant son ex-men­tor Guén­haël Huet dont il a été l'at­ta­ché par­le­men­taire de 2007 à 2017. Puis le ri­deau du confi­ne­ment est tom­bé sur cette drôle d'élec­tion où moins d'un élec­teur sur deux s'est dé­pla­cé (45,2 % des ins­crits).

De­puis l'an­nonce de la date du se­cond tour, Guén­haël Huet avait re­pris les né­go­cia­tions avec An­toine De­lau­nay afin de fu­sion­ner les deux listes. Une pers­pec­tive que le conseiller dé­par­te­men­tal et ses co­lis­tiers avaient éva­cué dès le lan­ce­ment de la cam­pagne mu­ni­ci­pale mais le confi­ne­ment au­rait pu faire bou­ger les lignes. “Il faut avoir l’hon­nê­te­té de dire que, dans le contexte nou­veau et bien par­ti­cu­lier qui pré­vaut au­jourd’hui, la dé­ter­mi­na­tion de notre choix pour le se­cond tour a fait dé­bat”, dé­clare An­toine De­lau­nay. “Nous avons en­ten­du les ap­pels ré­ité­rés à fu­sion­ner qui nous sont par­ve­nus. Et nous res­pec­tons le libre ar­bitre des can­di­dats qui ont sou­hai­té nous les adres­ser. Mais nous avons dé­cli­né leur pro­po­si­tion : nous ne fu­sion­ne­rons pas.” Une dé­ci­sion “una­nime”, sou­ligne An­toine De­lau­nay.

“Peu d'es­poir de re­mo­bi­li­ser au­tour de notre pro­jet”

Le can­di­dat au­rait aus­si pu se main­te­nir mais se­lon lui “la dif­fi­cul­té de me­ner cam­pagne d’ici le 28 juin et l’abs­ten­tion at­ten­due ne nous laissent ce­pen­dant que peu d’es­poir de re­mo­bi­li­ser au­tour de notre pro­jet”. Et de pour­suivre : “Sauf vo­lon­té de ve­nir per­tur­ber le jeu dé­mo­cra­tique, par or­gueil ou par cal­cul, nous main­te­nir dans ces condi­tions n’au­rait au­cun sens : nous ne le fe­rons pas.” An­toine De­lau­nay pré­cise que ce dé­part de l'élec­tion n'est pas un re­trait de la vie po­li­tique mu­ni­ci­pale. “Nous ne quit­tons pas le dé­bat pu­blic. Notre groupe à vo­ca­tion à s’ins­crire dans la du­rée.”

Le re­trait de la liste d'an­toine De­lau­nay ne s'est ac­com­pa­gné d'au­cune consigne de vote, lais­sant à ses élec­teurs le choix du can­di­dat. La grande ques­tion est de sa­voir si les élec­teurs d'an­toine De­lau­nay re­por­te­ront leurs voix sur Guén­haël

Huet ou pré­fé­re­ront s'abs­te­nir. Ré­ponse le di­manche 28 juin dans les urnes.

An­toine De­lau­nay, can­di­dat aux élec­tions mu­ni­ci­pales à Avranches, ne par­ti­ci­pe­ra pas au se­cond tour. Il a dé­cli­né les offres de fu­sion des listes.

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