La table dé­con­fi­née est prête

Les res­tau­rants et les bars ont rou­vert mar­di 2 juin. Com­ment les pro­fes­sion­nels se sont-ils or­ga­ni­sés ?

La Manche Libre (Avranches) - - Avranches -

Il y a les res­tau­rants qui conti­nuaient à tra­vailler pen­dant tout le confi­ne­ment en pro­po­sant des plats à em­por­ter et ceux qui sont res­tés fer­més. C’est le cas du Bis­trot de Pierre, rue de Gaulle qui dès le vendredi 29 mai s’ac­ti­vait pour ré­or­ga­ni­ser ses salles après plus de deux mois de fer­me­ture.

“Nous al­lons mettre en place un sens gi­ra­toire dès l’en­trée pour que les clients ne se croisent pas. Pen­dant tout leur dé­pla­ce­ment, le masque se­ra obli­ga­toire”, ex­plique Sé­bas­tien Le­royer, pa­tron du res­tau­rant. Lui n’a pas de pos­si­bi­li­té de se dé­ployer sur une grande ter­rasse mais dis­pose de trois salles, suf­fi­sant pour res­pec­ter la règle des 4 m2 au­tour d’une table afin de main­te­nir la dis­tan­cia­tion phy­sique. “J’ai dû ôter cinq tables grand maxi­mum.” Mais ce n’est pas l’or­ga­ni­sa­tion spa­tiale du res­tau­rant qui in­quiète le plus le chef mais la clien­tèle. “Se­ra-t-elle au ren­dez-vous ?”

Un pro­to­cole de 25 pages

La même ques­tion ta­raude les pro­prié­taires du Grand Ca­fé de l’union, bar-bras­se­rie, si­tuée dans la même rue, qui a l’avan­tage de dis­po­ser d’une ter­rasse bien pla­cée place Lit­tré. “Pour l’ins­tant, nous ne l’avons pas agran­die, nous at­ten­dons de voir com­ment ça se passe, si les gens vont re­ve­nir. Si c’est le cas, nous pou­vons dou­bler. La mai­rie est d’ac­cord”, ex­pliquent Wil­fried Mar­tin et Ro­main Blan­chais. Les deux as­so­ciés ont ins­tal­lé un kiosque sur la ter­rasse afin de fa­ci­li­ter le tra­vail des sa­la­riés et l’ac­cueil des convives. “Nous avons re­çu jeu­di soir le pro­to­cole sa­ni­taire de l’umih (l’union des mé­tiers de l’in­dus­trie hô­te­lière). Il fait 25 pages. Ce­la va de­man­der beau­coup de tra­vail entre le pla­ce­ment, le net­toyage des places entre chaque client, que ce soit pour man­ger ou un simple ca­fé ! Ce se­ra à nous de nous adap­ter.” Le Grand Ca­fé pré­voit de re­prendre avec la moi­tié de ses ef­fec­tifs et de mon­ter pro­gres­si­ve­ment se­lon l’af­fluence. “Nous pen­sons que les clients vont pri­vi­lé­gier la ter­rasse s’il fait beau.”

Des ter­rasses vi­tales place Saint-ger­vais

Et la ter­rasse est stra­té­gique pour les res­tau­rants de la place Saint-ger­vais qui ne dis­posent pas de grandes salles. “L’im­meuble date du XIXE siècle et il est im­pos­sible d’y créer un sens de cir­cu­la­tion sans que les gens se croisent”, ex­plique M. Bour­net, pro­prié­taire de La Table à Jo­jo. “Nous avons donc tout mi­sé sur la ter­rasse”, ex­plique son épouse. Même stra­té­gie chez le voi­sin, la table DT, qui par­tage la place Saint-ger­vais avec eux. Ces res­tau­ra­teurs croisent les doigts pour que le ciel bleu dure en­core long­temps au-des­sus d’avranches ! “Une fois il a plu et tout le monde a dû être ra­pa­trié dans la salle”, se sou­vient Mme Bour­net. Si ce­la se re­pro­duit, com­ment faire ? Mon­ter un bar­num, un ri­deau de pa­ra­pluie ?

La Table DT, place Saint-ger­vais, of­frait un cock­tail de bien­ve­nu à ses clients à l’oc­ca­sion de sa ré­ou­ver­ture mar­di 2 juin.

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