Il tue son chien à coups de batte de base-ball

La Manche Libre (Avranches) - - Faits Divers -

Ce sont des actes de cruau­té en­vers un ani­mal do­mes­tique qui amènent un jeune pré­ve­nu de 23 ans, de­meu­rant La Haye-pes­nel, à com­pa­raître le 9 juin 2020, au tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Cou­tances. Le 25 sep­tembre 2019, vers 20 h 10, une pa­trouille de gen­dar­me­rie s’ar­rête au ni­veau d’un at­trou­pe­ment de­vant le Car­re­four ex­press de Sar­tilly. Une voi­ture est ga­rée en tra­vers sur le trot­toir. Les mi­li­taires ap­prennent que trois hommes de la même fa­mille ont pour­sui­vi un chien peu au­pa­ra­vant.

Cor­ri­gé à la batte de base-ball

L’un d’entre eux, le mis en cause, a frap­pé l’ani­mal par trois fois avec une batte de base-ball, avant que son père ne le jette dans le coffre de la voi­ture. Les gen­darmes conduisent l’ani­mal, très griè­ve­ment bles­sé, chez le vé­té­ri­naire, em­me­nant les trois hommes. Il pré­sente une frac­ture de la mâ­choire, des sai­gne­ments di­vers et un état de choc. Le chien meurt dans la nuit sui­vante. Le père du pré­ve­nu ex­plique avoir ache­té l’ani­mal à son fils, en connais­sance de l’his­to­rique de vie du chien, bat­tu dans sa jeu­nesse. Il ajoute qu’en­vi­ron deux heures avant d’être “abat­tu”, l’ani­mal avait mor­du sa femme au bras. Il af­firme que, pris de peur, parce que mor­du lui-même au­pa­ra­vant par le chien, il avait ap­pe­lé ses deux fils pour qu’ils le “dé­bar­rassent” de “l’agres­seur”.

De­vant son ré­cit, les gen­darmes rendent vi­site à la femme, qui dort. Ré­veillée, elle montre des mor­sures su­per­fi­cielles sur un avant-bras, qu’elle juge, elle-même, sans gra­vi­té. Se­lon les té­moins de la scène du Car­re­four ex­press, le père du mis en cause au­rait dé­cla­ré : “Je n’ai pas les moyens de l’eu­tha­na­sier. C’est mon chien, je fais ce que je veux”.

A la barre, le pré­ve­nu dé­clare avoir pour­sui­vi le chien parce qu’il s’était échap­pé. Il re­con­nait les faits, mais aus­si avoir don­né le der­nier coup de batte au ni­veau du mu­seau de l’ani­mal.

Il tue de co­lère, sans connaître les bles­sures de sa mère

Il ne sait que ré­pondre lorsque le juge lu de­mande pour­quoi il a pour­sui­vi l’ani­mal, avant même d’avoir vu les bles­sures de sa mère. Il met son ac­tion sur le compte de “l’éner­ve­ment” et dit re­gret­ter. Le mi­nis­tère pu­blic, qui re­vient sur l’évo­lu­tion du droit fran­çais re­con­nais­sant l’ani­mal comme un être doué de sen­si­bi­li­té, re­quiert trois mois de pri­son avec sur­sis. Le tri­bu­nal condamne le pré­ve­nu à quatre mois de dé­ten­tion avec sur­sis et une in­ter­dic­tion de dé­te­nir un ani­mal sur deux ans.

Le condam­né de­vra dé­dom­ma­ger l’as­so­cia­tion d’as­sis­tance aux ani­maux, re­con­nue par­tie ci­vile, à hau­teur de 800 eu­ros, outre 500 eu­ros au titre des dé­pens du pro­cès.

Il frappe son chien jus­qu’à la mort, à coups de batte de base-ball pour ven­ger sa mère, mor­due.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.