Vivent les ma­riés, (et la sé­ré­ni­té de leur fa­mille) !

A quelques mois des noces, com­ment pré­ser­ver la sé­ré­ni­té des fu­turs ma­riés et de leur fa­mille et faire des pré­pa­ra­tifs une joie ?

La Manche Libre (Avranches) - - Week-end - Par Bé­né­dicte de Di­ne­chin

A quelques mois du pas­sage de­vant le maire, les su­jets de dis­cordes semblent par­fois dé­cou­ra­geants. Elle veut un ma­riage bo­hème avec tous leurs amis, lui une cé­ré­mo­nie toute simple, ou l'in­verse. Peu à peu, heu­reu­se­ment, un consen­sus se des­sine quand, pa­ta­tras, les belles-fa­milles s'en mêlent : “Si tante Ju­lie vient je pars”, “Ma­riez-vous à l'église pour faire plai­sir à Ma­mie”, “Le faire-part est moche, et on veut choi­sir le me­nu puis­qu'on paye…”

C'est aux ma­riés de dé­ci­der ce qui peut être né­go­cié avec leurs pa­rents ou ce qui ne l'est pas, de leur point de vue

S'il en est en­core temps, fixer un cadre peut évi­ter bien des conflits ou ten­ta­tives d'in­gé­rences. Qui est lé­gi­time pour prendre une dé­ci­sion, sur quel su­jet ? Qui fi­nance quoi ? L'ar­gent pro­cure sou­vent un pou­voir, mieux vaut payer mais res­ter libre de ses choix.

Pour au­tant, c'est une chance quand les pa­rents des ma­riés veulent s'as­so­cier aux dé­penses et à toute la fa­tigue des pré­pa­ra­tifs, et un dé­sir bien com­pré­hen­sible.

Lis­ter les postes bud­gé­taires et faire un ré­tro­plan­ning des pré­pa­ra­tifs aide à y voir plus clair. C'est aux ma­riés de dé­ci­der ce qui peut être né­go­cié avec leurs pa­rents ou ce qui ne l'est pas, de leur point de vue. Une dé­ci­sion à prendre en­semble, au calme, pour échap­per à l'in­fluence des fa­milles res­pec­tives. N'est-ce pas le mo­ment d'ap­prendre à vo­ler de ses propres ailes ?

Que Jules de­mande chaque jour à sa mère ce qu'elle pense des choix de sa fian­cée peut alar­mer à juste titre, mais ce n'est pas la même chose que de lui don­ner avec gen­tillesse des nou­velles des dé­ci­sions prises à deux. Fer­me­té et bien­veillance se­ront les pré­cieuses al­liées des pré­pa­ra­tifs réus­sis, en se sou­ve­nant qu'il faut quelques mi­nutes pour se fâ­cher et par­fois des an­nées pour se ré­con­ci­lier.

Ne pas dé­pen­ser toute son éner­gie sur la fête

Le ma­riage ci­vil et la cé­ré­mo­nie re­li­gieuse sont en gé­né­ral co­di­fiés, chaque étape ayant un sens pré­cis. C'est sur la fête que le choix est plus vaste, avec tou­te­fois un risque : y mettre trop d'éner­gie et ar­ri­ver épui­sés et ir­ri­table le jour J. Quelles li­mites don­ner au temps à pas­ser aux pré­pa­ra­tifs, aux dé­penses ? Est-ce le plus im­por­tant, ou, nous le ver­rons la se­maine pro­chaine, l'es­sen­tiel n'est-il pas à mettre dans la pré­pa­ra­tion au ma­riage ?

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