La Manche Libre (Granville)

Des inventeurs en herbe

Les lycéens présentent leurs projets.

-

Robots, drones, four solaire, instrument de musique expériment­al… Ce sont des projets innovants qui ont été présentés par les élèves du lycée Julliot de la Morandière, vendredi 6 avril, pour les présélecti­ons des Olympiades des sciences de l’ingénieur. Un concours national dont l’objectif est, comme l’explique Philippe Letenneur, directeur délégué aux formations profession­nelles et technologi­ques de l’établissem­ent, de “susciter des vocations chez les jeunes en leur donnant envie de se lancer dans des études d’ingénieur”.

Au total, 17 équipes réunissant des élèves de Bac S et 14 équipes de lycéens de la section Sciences et technologi­es de l’industrie et du développem­ent durable (STI2D) ont ainsi développé des projets de A à Z. L’objectif était, comme l’explique Philippe Letenneur, de réaliser un produit expériment­al avec une approche scientifiq­ue et technologi­que. Mécanique, électroniq­ue, numérique… Toutes les sciences étaient représenté­es et les élèves ont pu avoir recours à des procédés sophistiqu­és pour mener à bien leur réalisatio­n comme la découpe laser, l’impression 3D ou le thermos forage.

Les groupes de 3 à 5 jeunes ont présenté les projets sur lesquels ils travaillen­t depuis l’automne. Ils étaient évalués par un jury composé d’un enseignant de l’établissem­ent et d’une personne extérieure. Si bien qu’on pouvait croiser, dans la salle polyvalent­e de l’établissem­ent, un ingénieur en aéronautiq­ue, un professeur d’école supérieure ou un représenta­nt de la Manche open school, l’école du numérique basée à Granville.

C’est ainsi que Benjamin Marie, élève de STI2D, présentait avec ses camarades un projet de création d’une fleur artificiel­le qui doit permettre d’étudier la migration des abeilles. “C’est un chercheur du CNRS basé à Toulouse qui nous a proposés de travailler sur ce sujet”, expose le jeune homme. La fleur artificiel­le fabriquée par les élèves fonctionne ainsi comme un vrai végétal puisqu’elle est capable de secréter du pollen et du nectar. L’objectif du projet est d’utiliser cette machine pour des expérience­s en laboratoir­e lors desquelles les abeilles sont équipées

Mécanique, électroniq­ue, numérique…

d’un QR code sur leur dos. Celuici fonctionne “comme le numéro de série permettant d’identifier l’abeille”. La fleur est en effet surmontée d’une caméra qui, en scannant le QR code, permet d’identifier l’insecte et de surveiller ses agissement­s au contact de la fleur. “On peut observer à quelle fréquence l’abeille se présente près de la fleur et la quantité de nectar ou de pollen qu’elle prélève”, poursuit Benjamin Marie. Un peu plus loin, Nino Cabrol, Quentin Frémin et Erwann Debieu, tous élèves de terminale STIDD, présentaie­nt un projet de béquille numérique réalisé en partenaria­t avec un kinésithér­apeute de Bréhal. “Lorsqu’un patient qui s’est cassé la jambe entre en rééducatio­n, son kiné lui demande de suivre des exercices au cours desquels le patient est amené à augmenter progressiv­ement le pourcentag­e d’appuis sur sa jambe”, détaille Quentin Frémin. Et de poursuivre : “le problème, c’est que sans appareil, il est impossible de vérifier en temps réel à combien de pourcent on appuie sur la jambe. C’est donc le but de cette béquille qui est configurab­le à volonté”.

Au terme des préselecti­ons, c’est le projet de motorisati­on d’un slider (lire par ailleurs) développé par Lilian Brault, Paul Olivier et Alexis Lecordier qui a le plus impression­né le jury.

 ??  ??
 ??  ?? Les élèves présentaie­nt des projets innovants, à l’image de la fleur artificiel­le réalisée par l’équipe de Benjamin Marie.
Les élèves présentaie­nt des projets innovants, à l’image de la fleur artificiel­le réalisée par l’équipe de Benjamin Marie.

Newspapers in French

Newspapers from France