Une nou­velle dé­chet­te­rie

Spé­cia­liste du trai­te­ment de sur­face, l’en­tre­prise Elec­tro­po­li par­ti­ci­pe­ra au sa­lon Eu­ro­sa­to­ry.

La Manche Libre (Granville) - - La Une -

L’in­ter­com­mu­na­li­té se lance dans la construc­tion d’une dé­chet­te­rie de der­nière gé­né­ra­tion.

Ob­jec­tif : ré­pondre à de nou­veaux en­jeux en­vi­ron­ne­men­taux.

Vé­tuste et sa­tu­ré, le site de Mal­louet de­vrait bien­tôt être rem­pla­cé par une dé­chet­te­rie flam­bant neuve à Saint-plan­chers. Un équi­pe­ment mo­derne qui per­met­tra de dé­ve­lop­per de nou­velles fi­lières de tri. Ex­pli­ca­tions.

Elec­tro­po­li, dont le siège est ba­sé à Isi­gny-le-buat, est le lea­der eu­ro­péen du trai­te­ment de sur­faces. Mar­di 12 juin, elle par­ti­ci­pe­ra avec 15 autres entreprises nor­mandes, au Sa­lon in­ter­na­tio­nal de Dé­fense et de Sé­cu­ri­té Eu­ro­sa­to­ry, à Pa­ris. Jean-paul Bos, di­rec­teur gé­né­ral du groupe, ré­pond à nos ques­tions.

Quelle est l’ac­ti­vi­té du groupe ? “Elec­tro­po­li est spé­cia­li­sée dans le trai­te­ment de sur­face des pièces mé­tal­liques. La pre­mière fonc­tion est la pro­tec­tion an­ti­cor­ro­sion, la 2e est le dé­cor : après la pro­tec­tion, nous met­tons une teinte, pein­ture ou chrome”.

Pour­quoi le siège so­cial est-il ba­sé à Isi­gny-le-buat ? “L’en­tre­prise est née en 1954 en Ré­gion pa­ri­sienne, mais elle y était à l’étroit. A l’époque, on tra­vaillait beau­coup avec Re­nault, dont la ma­jeure par­tie des usines se trou­vait dans l’ouest. L’ac­ti­vi­té d’elec­tro­po­li a été trans­fé­rée en 1974 à Isi­gny”.

Ar­me­ment

Com­bien d’em­ployés compte le groupe ?

“300 sa­la­riés en France, dont 160 dans la Manche. Nos usines d’eu­rope cen­trale em­ploient 1 500 sa­la­riés”.

Pour­quoi avoir in­ves­ti dans des centres de ser­vices en Po­logne ou en Ré­pu­blique Tchèque ? “Pour suivre nos clients. Le trai­te­ment de sur­faces est un ser­vice de proxi­mi­té. Nous trai­tons des pièces qui ne nous ap­par­tiennent pas. Dé­po­ser quelques mi­crons ne coûte pas très cher mais si on est trop loin de nos clients, le coût de trans­port de­vient plus cher que ce­lui du trai­te­ment de sur­face”.

Pour quels do­maines tra­vaillez­vous ?

“L’in­dus­trie en gé­né­ral. Nous tra­vaillons pour des construc­teurs et équi­pe­men­tiers au­to­mo­biles qui fa­briquent des pièces mé­tal­liques. Nous avons aus­si des clients dans le pé­trole, le fer­ro­viaire et l’éo­lien”.

Qui sont vos prin­ci­paux clients ? “Dans l’automobile, on peut ci­ter Re­nault, BMW, Daim­ler… Nous avons aus­si quelques grands noms de l’ar­me­ment. Sur le seul site d’isi­gny-le-buat, nous trai­tons des pièces pour une cen­taine de clients”.

Avez-vous des exemples de pièces d’ar­me­ment trai­tées par Elec­tro­po­li ?

“On peut trai­ter des corps de bombes et de mis­siles, et des élé­ments de fixa­tion d’ar­me­ment”.

Quel est votre chiffre d’af­faires ? “On a pré­vu 99 mil­lions d’eu­ros de chiffre d’af­faires en 2018, dont 20 mil­lions pour le site d’isi­gnyle-buat. Sur les quatre der­nières an­nées, on en­re­gistre 10 % de crois­sance an­nuelle”.

Quels sont vos pro­jets ? “D’éven­tuelles im­plan­ta­tions en Amé­rique du Nord, en Eu­rope cen­trale, en Eu­rope de l’est et au Ma­roc. Mais elles ne se fe­ront pas au dé­tri­ment de nos centres de ser­vices fran­çais”.

Jean Paul Bos, di­rec­teur gé­né­ral d’elelc­tro­po­li.

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