Nou­velles ur­gences pour les en­fants

L’hô­pi­tal a créé des ur­gences plus ac­cueillantes pour les en­fants

La Manche Libre (Granville) - - Avranches/dossier -

Les ur­gences pé­dia­triques de l’hô­pi­tal d’avranches existent de­puis 1999. Elles offrent une prise en charge des en­fants de 0 à 16 ans, 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Ins­tal­lées dans le ser­vice de pé­dia­trie, ces ur­gences étaient jus­qu’ici mal iden­ti­fiées et or­ga­ni­sées. De­puis cet été, des tra­vaux ont été réa­li­sés afin de créer des ur­gences dignes de ce nom. Un amé­na­ge­ment plus ef­fi­cace qui ras­sure les pa­rents et op­ti­mise l’or­ga­ni­sa­tion des pra­ti­ciens. “Avant, nous n’avions pas de lieu bien iden­ti­fié. Les en­fants qui ve­naient en ur­gence se mé­lan­geaient avec les en­fants hos­pi­ta­li­sés”, ex­plique Gio­van­ni Fa­va­ret­to, chef de ser­vice.

Dé­sor­mais flé­chées de­puis l’en­trée à l’hô­pi­tal, les ur­gences pé­dia­triques sont lo­ca­li­sées à l’en­trée du ser­vice de pé­dia­trie, si­tué au 1er étage.

Les fa­milles dis­posent d’une vé­ri­table salle d’at­tente qui évite d’être re­çu comme un che­veu sur la soupe. “Les condi­tions d’ac­cueil sont moins stres­santes pour elles et le ser­vice.”

Les ur­gences offrent dé­sor­mais deux salles de consul­ta­tions, une salle de sur­veillance rap­pro­chée et une salle de soins, en­tiè­re­ment équi­pées et re­faites.

Au pla­fond, des des­sins, des jeux qui oc­cupent et dé­tendent l’en­fant, al­lon­gé, le re­gard vis­sé au pla­fond pen­dant sa prise en charge. Cette idée vient des in­fir­mières du ser­vice qui au même titre que les mé­de­cins ont ex­pri­mé leurs be­soins dans le pro­jet de ré­or­ga­ni­sa­tion des ur­gences pé­dia­triques. Tou­jours dans cette idée d’op­ti­mi­ser l’ac­cueil, une salle de res­tau­ra­tion des­ti­née aux pa­rents, voi­sine de la salle de jeux, a été amé­na­gée dans la par­tie ré­ser­vée à l’hos­pi­ta­li­sa­tion. Les ur­gences pé­dia­triques re­pré­sentent une grosse part de l’ac­ti­vi­té du ser­vice de pé­dia­trie. “Elle est en hausse cons­tante avec en­vi­ron 5 500 pas­sages par an”, sou­ligne M. Fa­va­ret­to.

Cette aug­men­ta­tion de la prise en charge est due à plu­sieurs fac­teurs. Les pa­rents consultent plus fa­ci­le­ment en ur­gence et de plus en plus d’ado­les­cents y sont ac­cueillis pour des pro­blèmes sco­laires, fa­mi­liaux, de vio­lence ou des ten­ta­tives

“5 500 en­fants et ados y passent chaque an­née”

de sui­cide. Pour ré­pondre à ces ur­gences, une équipe com­po­sée d’un in­terne, d’un pé­diatre ré­fé­rent, d’une in­fir­mière et d’une auxi­liaire est pré­sente à toute heure.

Les ur­gences pé­dia­triques ne sont qu’une par­tie du ser­vice de pé­dia­trie qui re­groupe la néo-na­ta­lo­gie et la ma­ter­ni­té.

En tout, huit pé­diatres et deux as­sis­tantes (pé­diatres en fin de for­ma­tion par­ta­gées avec le CHU de Caen), et six in­ternes dont le nombre va­rie en fonc­tion des se­mestres font tour­ner l’en­semble du ser­vice com­po­sé de 15 lits en pé­dia­trie et de dix lits en néo-na­ta­lo­gie. Chaque an­née, le ser­vice hos­pi­ta­lise entre 1 300 et 1 400 jeunes. “Nous n’avons pas de pro­blèmes de re­cru­te­ment d’in­ternes qui viennent en ma­jo­ri­té de Caen”, pré­cise Gio­van­ni Fa­va­ret­to. “Les ur­gences pé­dia­triques offrent un ter­rain de stage for­ma­teur et nous of­frons des consul­ta­tions en can­cé­ro­lo­gie pé­dia­trique en ré­seau avec le CHU de Caen.” Le ser­vice pé­dia­trie d’avranches est un des rares du dé­par­te­ment à pro­po­ser des consul­ta­tions, se­lon la spé­cia­li­té des pé­diatres, en pneu­mo­lo­gie, can­cé­ro­lo­gie, al­ler­go­lo­gie et en­do­cri­no­lo­gie (hor­mones).

Cette pré­sence per­met au ser­vice de drai­ner des pa­tients du cen­tremanche et de l’ille-et-vi­laine. Et de par­ti­ci­per à l’au­ra du centre hos­pi­ta­lier, hô­pi­tal pi­vot du sud-manche.

Les in­fir­mières dans la salle de soins des ur­gences pé­dia­triques de l’hô­pi­tal d’avranches, jeu­di 29 no­vembre.

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