Au bon sou­ve­nir de Mi­chel Clos

La Manche Libre (Saint-Lô) - - SAINT-LO -

ARTS

A l’heure de l’au re­voir, l’émo­tion est forte chez Cé­cile et An­na Clos. Les deux filles du cé­lèbre peintre saint-lois Mi­chel Clos mettent un point fi­nal à l’aven­ture de son ate­lier de la Pou­li­nière, à Saint-Lô, qui fut aus­si la mai­son de leur en­fance. Elles y or­ga­nisent un grand vi­de­mai­son les 10 et 11 no­vembre avant de cé­der la de­meure à son nou­veau pro­prié­taire.

Fi­gure ma­jeure de la culture man­choise

Jus­qu’à son dé­cès le 19 fé­vrier 2015, Mi­chel Clos a été l’une des fi­gures ma­jeures de la vie cultu­relle de la Manche. Né en 1934 à SaintLô, il en­seigne dès 1959 les arts plas­tiques à l’Ins­ti­tut Saint-Lô où il crée une sec­tion Beaux-Arts en 1964. “C’est en 1970 qu’il ra­chète la ruine qui est de­ve­nue la ma­gni­fique mai­son dans la­quelle nous avons gran­di”, se sou­vient Cé­cile Clos. Il y fonde dans la fou­lée son ate­lier et une école pré­pa­ra­toire aux grandes écoles d’art.

Au fil des an­nées, plus de 300 jeunes ar­tistes ont été for­més par Mi­chel Clos dans son havre de paix saint-lois. “C’était un homme très in­ves­ti”, se sou­vient Chris­tian Châ­tel, qui fut son élève. Pas­sé vi­si­té une der­nière fois ce lieu rem­pli de bons sou­ve­nirs, il aime se rap­pe­ler de cet homme “bien­veillant, ras­su­rant, qui sa­vait trou­ver le meilleur en cha­cun de nous”. Mi­chel Clos fut éga­le­ment l’un des fon­da­teurs de la Foire aux croûtes de la ville en 1985. Ses ex­po­si­tions an­nuelles à Noël, tan­tôt au théâtre de Saint-Lô, tan­tôt au siège du Cré­dit Agri­cole, étaient aus­si des évé­ne­ments très at­ten­dus par les ama­teurs lo­caux d’arts plas­tiques. La der­nière grande ex­po­si­tion qui lui fût consa­crée eut lieu en 2011 au mu­sée des beaux-arts de Saint-Lô. Dans son ate­lier à l’ar­rière de la mai­son, la vue plon­geante sur la val­lée de la Vire était l’une des plus belles sources d’ins­pi­ra­tion de l’ar­tiste. Adepte en ma­jo­ri­té de l’acry­lique mais qui s’es­sayait de temps en temps à l’aqua­relle et à di­vers autres arts. Ce qui ne l’em­pê­cha pas de voya­ger à tra­vers le globe pour y trou­ver des idées et ras­sem­bler une tonne de sou­ve­nirs. Tout un en­semble de pay­sages, de corps et de scènes lo­cales ou exo­tiques qui sont au­jourd’hui en vente dans ce vide-mai­son. De très nom­breux ob­jets, dont près de 300 toiles de l’ar­tiste, sont en vente du­rant ce vide-mai­son, cer­tains à des prix très rai­son­nables. “L’ob­jec­tif est vrai­ment de vi­der le plus pos­sible la mai­son avant que le nou­veau pro­prié­taire en prenne pos­ses­sion”, pré­cise An­na Clos. Pra­tique. Ren­dez-vous sa­me­di 10 et di­manche 11 no­vembre au ha­meau La Pou­li­nière, mai­son avec le coq en fer for­gé dans la cour.

An­na et Cé­cile Clos, les filles du peintre Mi­chel Clos se­ront pré­sentes lors du vide-mai­son de l’ar­tiste les 10 et 11 no­vembre 2018 à La Pou­li­nière.

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