La Manche Libre (Saint-Lô)

Elle veut le quitter, l’homme vient la frapper

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Ce sont des violences aggravées par deux circonstan­ces et en récidive, ayant entraîné une interrupti­on de temps de travail d’une journée, qui amènent Aurélien Mangeleer, 23 ans, devant le tribunal judiciaire de Coutances le 18 décembre 2020. Le 27 novembre 2020, la victime dépose plainte.

Elle veut le quitter

Elle explique que la veille au soir, des tensions sont apparues au téléphone entre elle et son concubin depuis quatre mois, sur une éventuelle séparation qu’elle envisagera­it sérieuseme­nt. Vers 22 h 15, le mis en cause arrive chez elle à La Haye, en voiture, alors qu’il n’est pas titulaire du permis de conduire et se trouve très fortement alcoolisé. Une dispute éclate et lorsqu’elle lui confirme son intention de mettre fin à leur relation, il lui assène une grande gifle.

Le certificat médical constatera les contusions et attribuera une journée d’arrêt de travail à la victime. A la suite des faits, elle s’enfuit dans sa chambre alors qu’il veut s’excuser en la prenant dans ses bras, et téléphone aux gendarmes et à sa soeur.

A l’arrivée des militaires, le prévenu est présent dans la cour. Il présente un visage tuméfié, visiblemen­t corrigé par le père de la victime entre-temps. Son taux d’alcoolémie est contrôlé à l’éthylomètr­e à hauteur de 2,5 g d’alcool par litre de sang. Interrogé en audience sur son comporteme­nt, le mis en cause dit ne se souvenir de rien après son arrivée en voiture chez son ex-compagne. Sur interventi­on du juge, il reconnaît qu’il était très fortement alcoolisé et prendre du “Séresta” dans le cadre de l’obligation de soins d’une condamnati­on antérieure.

Déjà condamné pour les mêmes faits

Le juge rappelle que ladite décision, rendue par le tribunal judiciaire de Cherbourg, est intervenue le 1er décembre 2020, pour des faits similaires perpétrés sur une ancienne compagne. Le ministère public rappelle les six mentions précédente­s présentes au casier judiciaire du prévenu.

Le magistrat rapporte également l’état d’ivresse avancé de l’agresseur le soir des faits et la mesure judiciaire de suivi alcoolique dont il est déjà l’objet. Il requiert une peine mixte de quatorze mois de détention dont six d’un sursis probatoire renforcé, comportant des obligation­s de soins psychologi­ques et alcoolique­s, ainsi qu’une obligation de travail. Il demande également la révocation d’un sursis antérieur de deux mois et le maintien en détention du prévenu. A la suite de ses délibérati­ons, le tribunal condamne Aurélien Mangeleer à cinq mois de détention ferme. Il est maintenu en détention.

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