La Manche Libre (Saint-Lô)

Ils travaillen­t la nuit de Noël

Pendant la veillée de Noël, cinq gendarmes de Carentan, dont deux réserviste­s et trois militaires, seront mobilisés.

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Ils sont habitués à effectuer des permanence­s, les soirs de Noël. Depuis quatre ans, le gendarme Romain Fainan, 29 ans, travaille ce jour-là. La situation est similaire pour son collègue élève gendarme, Kevin Maletras, âgé de 24 ans. Chaque année, ils sont mobilisés soit pour le jour de l'an, soit pour le réveillon de Noël.

Surveiller les magasins, puis la messe

Les attentats, la Covid et la levée du couvre-feu le soir du 24 décembre ne vont pas réellement modifier les habitudes des gendarmes d'astreinte. Leur mission commencera le 24 à 8 h, et durera 24 heures. Le premier contrôle portera sur la surveillan­ce des magasins en fin de journée : “on veille à ce qu'il n'y ait pas de casse, de personnes déséquilib­rées ou de malfaiteur­s venant repérer les lieux”, explique Romain Fainan. Ensuite, aux alentours de 19 h, direction l'église de Carentan pour la messe. Emmitouflé­es dans des polaires et équipement­s chauds, deux équipes se posteront aux deux entrées.

“On connaît bien la population et on la rassure”, confie la gendarme Amélie Demé, qui a déjà effectué des gardes les années précédente­s. En cas de doute, les forces de l'ordre, armées, procèdent à un contrôle d'identité. Après la messe, retour au commissari­at où les gendarmes rentrent dans leurs logements, accolés à leur lieu de travail. Ils restent joignables et sont prêts à intervenir, mais souvent, les nuits sont calmes : “la seule histoire qui me vient à l'esprit est une embrouille un 25 décembre, dans une famille, après que l'oncle avait trop bu !”, se remémore Amélie Demé. Les affaires de la nuit de Noël sont beaucoup plus paisibles que le soir du Nouvel an où les contrôles routiers, tapages nocturnes et soirées illégales occupent les profession­nels.

“Travailler le 24, ça fait partie du métier”

“Travailler le 24, ça n'est jamais très agréable, mais ça fait partie du métier”, confie Romain Fainan. Ses parents viendront le voir sur son lieu de travail et il pourra réveillonn­er le 25 décembre à partir de 8 h du matin. Il s'arrange toujours pour travailler le 24 et non le 31 décembre, pour fêter la nouvelle année. Kevin Maletras, lui, en est à sa cinquième garde. Arrivé à Carentan début novembre, c'est la première fois que sa conjointe passera le 24 décembre sans lui. Elle pourra heureuseme­nt compter sur ses parents. “Il est vrai que la famille manque toujours, mais elle connaît notre travail. On se retrouve après”, raconte l'élève qui deviendra officielle­ment gendarme en juin prochain. “Les enfants sont habitués à ne pas me voir car j'étais déjà gendarme lorsqu'ils sont nés”, partage Amélie Demé, en poste depuis 16 ans. Elle travailler­a cette année pour le réveillon du 31. En revanche, pas de partage de cadeaux à l'horizon. La visite des familles au sein de la caserne suffit pour festoyer.

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Les gendarmes de Carentan, Romain Fainan, 29 ans, et Kevin Maletras, 24 ans, seront de permanence dans la nuit du 24 au 25 décembre.

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