« Avec le seigle de Mar­ge­ride, les gens re­trouvent le goût d’avant »

La Montagne (Cantal) - - Saint-flour Vie Locale - FA­RINE.

Fré­dé­ric et Na­dège So­li­gnac, de la bou­lan­ge­rie Le crois­sant d’or, en ville haute, uti­lisent la fa­rine de seigle de Mar­ge­ride de­puis leur ins­tal­la­tion il y a main­te­nant 8 ans pour, disent-ils, « confec­tion­ner un seigle qui change de l’or­di­naire ».

Et chan­ger l’or­di­naire est sy­no­nyme pour ces ar­ti­sans de re­tour aux sources. La cé­réale, pro­duite sur les hau­teurs de La Mar­ge­ride, offre un goût unique au pain cuit chaque jour. La bou­lan­ge­rie se fait li­vrer trois sacs de fa­rine tous les dix jours, soit 75 kg. « Les clients re­trouvent le goût d’an­tan, le pain de leur en­fance », ex­plique Na­dège qui vend, no­tam­ment le sa­me­di pour le mar­ché, plus de 60 pains de seigle.

Un pain de fête

Un pro­duit qui sé­duit éga­le­ment les tou­ristes en va­cances dans le Can­tal. Mais c’est sur­tout pour les fêtes de fin d’an­née, avec les re­pas de Noël et du Nou­vel An, que la bou­lan­ge­rie constate un pic de consom­ma­tion. « J’uti­lise à cette pé­riode en­vi­ron 70 kg de fa­rine pour réa­li­ser 140 kg de pâte et cuire 200 pièces de seigle », note Fré­dé­ric So­li­gnac.

Le bou­lan­ger Fré­dé­ric So­li­gnac pré­pare la pâte avec 90 % de fa­rine de seigle et 10 % de fa­rine blanche.

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