Les mésal­liances et les dés­illu­sions

La Montagne (Cantal) - - France & Monde Actualités - COUPLE.

conci­lia­tion. Adap­ter un ro­man qui court presque sur toute une vie a re­pré­sen­té un dé­fi pour Ca­the­rine Cor­si­ni ( La Nou­velle Eve, La Belle sai­son), à qui sa pro­duc­trice avait pro­po­sé ce su­jet.

« Je lui ai dit que c’était un film im­pos­sible à faire, que c’était trop com­pli­qué de dé­plier toute cette his­toire de temps. Mais j’avais lu le livre d’une traite, je l’avais re­fer­mé et je m’étais mise à pleu­rer, donc il y avait vrai­ment quelque chose qui m’avait bou­le­ver­sée », ex­plique la réa­li­sa­trice âgée de 62 ans.

« Comme dans le ro­man, j’ai vé­cu dans un uni­vers très fé­mi­nin, en écou­tant tous ces dis­cours de femmes, les mésal­liances et les dés­illu­sions. Il y a des choses où je me suis com­plète­ ment re­con­nue », ajoute la ci­néaste, qui a été en contact avec la mère de Ch­ris­tine An­got pour ce film.

Ro­ma­nesque, rap­pe­lant le ci­né­ma de Truf­faut (la réa­li­sa­trice dit avoir ado­ré Les Deux an­glaises et le conti­nent), le film joue avec le temps, ses ac­cé­lé­ra­tions, ra­len­tis­se­ments ou el­lipses, pour dire cette vie, la construc­tion d’un amour puis la dés­illu­sion, la so­li­tude et le com­bat d’une femme, la dé­cou­verte de l’in­di­cible, l’in­com­pré­hen­sion entre une mère et sa fille et la ré­con­ci­lia­tion.

Gui­dé par la voix off de la fille­nar­ra­trice, le film dé­plie cette his­toire avec flui­di­té et élé­gance, tout en re­trou­vant la mu­si­ca­li­té de l’écri­ture sèche et in­ci­sive de Ch­ris­tine An­got.

DR

Vir­gi­nie Efi­ra (Ra­chel) et Niels Sch­nei­der (Phi­lippe).

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