Vo­tez pour le GR 400 !

La Montagne (Cantal) - - La Une - Chem­cha Rabhi

CAN­TAL. Le GR 400 Tour du vol­can can­ta­lien fait par­tie des huit iti­né­raires sé­lec­tion­nés pour le jeu concours Mon GR pré­fé­ré, or­ga­ni­sé par la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de ran­don­née pé­destre jus­qu’au 22 no­vembre.

VOTE. Con­fron­té à des pré­ten­dants sé­rieux comme le Tour du pi­ton des neiges à la Réunion ou le Tour du Mont­blanc, l’iti­né­raire de grande ran­don­née can­ta­lien se pré­sente avec de so­lides ar­gu­ments.

Le GR 400 Tour du vol­can can­ta­lien fait par­tie des huit iti­né­raires sé­lec­tion­nés pour le jeu concours Mon GR pré­fé­ré qui a dé­bu­té le 1er no­vembre et se pour­suit jus­qu’au 22 no­vembre. À mi-che­min des votes, le cir­cuit can­ta­lien oc­cupe la deuxième place.

On le re­père à son ba­li­sage blanc et rouge. Ce­lui de tous les iti­né­raires de grande ran­don­née, dits GR. Le Tour du vol­can can­ta­lien, flo­qué du nu­mé­ro 400, a été sé­lec­tion­né pour le jeu concours qui vise à élire le GR pré­fé­ré des Fran­çais. S’il a face à lui de sé­rieux pré­ten­dants au titre, comme le Tour du pi­ton des neiges de la Réunion qui réunit le plus de votes ac­tuel­le­ment ou le Tour du Mont­blanc (en troi­sième po­si­tion pour l’ins­tant), le Can­ta­lien – i nter­ca­lé entre l es deux – se dé­fend plu­tôt bien et avec de so­lides ar­gu­ments. 1

Sin­gu­la­ri­té. « En règle gé­né­rale, un GR va d’un point A à un point B et tra­verse plu­sieurs ter­ri­toires, dif­fé­rents dé­par­te­ments », dé­fi­nit Clé­mence Lac, agent de dé­ve­lop­pe­ment au Co­mi­té dé­par­te­men­tal de la ran­don­née pé­destre (CDRP) du Can­tal. Or, le GR 400, lui, ne quitte pas les sen­tiers de son dé­par­te­ment puis­qu’il fait le tour du vol­can can­ta­lien. « Le plus im­por­tant stra­to­vol­can d’eu­rope », pré­cise­t­on avec fier­té du cô­té du Parc na­tu­rel ré­gio­nal des vol­cans d’au­vergne, qui veille à l’en­tre­tien et la pré­ser­va­tion de ce che­min qui voit pas­ser des mil­liers de vi­si­teurs par en­droits.

Autre ca­rac­té­ris­tique propre, cet iti­né­raire se di­vise en cinq boucles. « C’est une es­pèce de fleur, en fait, image Clé­mence. Chaque boucle cor­res­pond aux val­lées qui en­tourent le vol­can avec le puy Mary ». De ce fait, il n’a pas un mais plu­sieurs points de dé­part (col de Prat de Bouc, Al­be­pierre­bre­dons, Mu­rat, sta­tion du Lio­ran, Le Claux, col

d’ey­lac, Le Fal­goux, Le Fau, La­veis­sière, Man­dailles, Thié­zac).

Ce GR est pro­pice à une grande iti­né­rance de huit jours pour ceux qui sou­haitent ava­ler la to­ta­li­té de ses 173 km ou à de pe­tites iti­né­rances sur deux jour­nées pour se concen­trer sur une boucle. 2

Monts du Can­tal. Ce GR 400 est gé­né­reux en pa­no­ra­mas car il che­mine très sou­vent sur les crêtes et ac­croche dans son sillage tous les som­mets lo­caux. « Il fait tous les monts du Can­tal », ap­pré­cie Georges­marie, dit Ma­rius, Zu­ni­no, bé­né­vole et res­pon­sable du ba­li­sage des GR au sein du CDRP. Mais ce qu’ap­pré­cie par­des­sus tout cet an­cien chas­seur al­pin, c’est la fa­ci­li­té d’ac­cès au som­met. « J’ai pra­ti­qué énor­mé­ment d’iti­né­raires à tra­vers la France. C’est l’un des seuls où après une heure – une heure trente de marche, on tombe sur une vue à 360 de­grés. » Fa­cile d’ac­cès certes, mais cet iti­né­raire, qui culmine à 1.855 mètres d’al­ti­tude au plomb du Can­tal, rap­pelle aus­si par en­droits qu’ici, c’est bien de moyenne mon­tagne qu’il s’agit. Des pay­sages ou­verts et va­riés

Par­mi les monts, des som­mets at­tirent tous les pro­jec­teurs et les tou­ristes. Ain­si, les pra­ti­quants du GR 400 af­fec­tionnent ce pe­tit dé­tour jus­qu’au Puy Griou, qui leur offre une pe­tite in­cur­sion à 1.690 mètres. « Il n’est pas haut mais il est raide. Ce­la donne une bosse, très ré­gu­lière. Il est ro­cailleux et il a la cou­leur de la pierre. C’est un pe­tit dé­fi spor­tif pour cer­tains », constate Clé­mence Lac.

À l’in­verse, le puy Violent, le pla­teau du Lu­chard et sa val­lée du Mars… cultivent leur dis­cré­tion lé­gen­daire et leur au­then­ti­ci­té mon­ta­gnarde : on y croise les ama­teurs de grands es­paces et les mar­cheurs en so­li­taire.

3

Di­ver­si­té des mi­lieux. Le 400 fait la part belle à la mon­tagne, d’où ces pay­sages ou­verts sur le loin­tain… « On peut voir l a Mar­ger ide, l es monts du Fo­rez, et même les Alpes », si­gnale Ai­mie Bley, char­gée de mis­sion au Parc na­tu­rel ré­gio­nal des vol­cans d’au­vergne, qui anime le site Na­tu­ra 2000 tra­ver­sé par cet iti­né­raire.

Les mi­lieux sont aus­si va­riés. « On marche sur les crêtes, on des­cend dans les val­lées, on passe par les fo­rêts, celle de Cha­ma­lière à Mo­lède, près d’al­be­pierre, est ma­gni­fique. Sur le puy Violent, on tra­verse pas mal d’al­pages », dé­taille Ma­rius Zu­ni­no. Des es­tives, et leur image de carte pos­tale avec des vaches sa­lers pâ­tu­rant, qui font l’iden­ti­té de la mon­tagne can­ta­lienne. 4

Pa­tri­moine. Sur le GR 400, « le pa­tri­moine bâ­ti est im­por­tant », sou­ligne Clé­mence Lac, évo­quant les bu­rons. Ces fro­ma­ge­ries d’al­ti­tude qui ont for­gé l’his­toire du pas­to­ra­lisme lo­cal. D’après Mar­cel Be­sombes, pré­sident de l’as­so­cia­tion qui oeuvre à la sau­ve­garde des bu­rons dans le Can­tal : « On est pas­sé de 1.000 bu­rons en ac­ti­vi­té fro­ma­gère en 1945 à trois, au­jourd’hui ». Le ran­don­neur du Tour du vol­can en croise quelques­uns en ruines pour beau­coup quand d’autres ont re­trou­vé une se­conde vie, trans­for­més en hé­ber­ge­ment tou­ris­tique. Cer­tains bu­rons sont d’ailleurs ou­verts aux mar­cheurs, comme ce­lui d’ey­lac ou de Ca­bres­pine. Les condi­tions d’hé­ber­ge­ment y sont ru­di­men­taires, mais c’est ce que re­cherche les iti­né­rants du GR. 5

Bio­di­ver­si­té. Le Tour du vol­can can­ta­lien est un ré­gal pour les yeux de l’homme, mais il est sur­tout un havre de paix pour les ani­maux (cha­mois, mou­flons, mar­mottes, oi­seaux…) et un ter­reau fer­tile pour la flore, avec une large pa­lette d’es­pèces pro­té­gées ou rares. Lors­qu’il che­mine sur ces sen­tiers de grande ran­don­née, le pro­me­neur ne doute plus de l’in­té­rêt éco­lo­gique de ce ter­ri­toire qui a gar­dé tout son na­tu­rel.

PHOTO D’ARCHIVES RE­NAUD BALDASSIN

PHOTO D’ARCHIVES RE­NAUD BALDASSIN

(au fond).PRENDRE DE LA HAU­TEUR. Fai­sant le tour du vol­can can­ta­lien, le GR 400 at­tire les pro­me­neurs, les mar­cheurs et les ran­don­neurs qui af­fec­tionnent cer­tains sites, comme le puy Griou

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.