«Je crains que ça puisse mal fi­nir»

De­vant les agri­cul­teurs, Ch­ris­tiane Lambert a tan­cé la ra­di­ca­li­sa­tion des an­ti­viande

La Montagne (Cantal) - - Cantal L'actu - Ma­lik Ke­bour ma­lik.ke­bour@cen­tre­france.com ORI­GINE.

Pré­sente au congrès de la FDSEA du Can­tal, hier, à Au­rillac, la pré­si­dente de la Fé­dé­ra­tion na­tio­nale a dé­non­cé la ra­di­ca­li­sa­tion des mou­ve­ments ve­gan.

Que se­rait le Can­tal sans l’éle­vage ? Par cette ques­tion rhé­to­rique, Ch­ris­tiane Lambert a ten­té de dé­mon­trer, de­vant un pu­blic de convain­cus, lors du 73e congrès de la FDSEA du Can­tal, que la viande de­meure es­sen­tielle dans le ter­ri­toire et que, mal­gré les ques­tions sur le ma­lêtre ani­mal qui lui ont été po­sées, « les Fran­çais y res­tent at­ta­chés ».

Se­lon elle, « le gou­ver­ne­ment ne prend pas la me­sure de la gra­vi­té » de cette « es­ca­lade in­sen­sée de la part des mou­ve­ments ra­di­ca­li­sés an­ti­viande ». Pour la pré­si­dente du syn­di­cat na­tio­nal, ceux qui dé­fen­daient au­tre­fois le bien­être ani­mal prônent dé­sor­mais la fin de l’éle­vage : « Fer­mez les abattoirs, li­bé­rez les ani­maux. Il ne faut rien connaître à l’agri­cul­ture pour pré­co­ni­ ser des choses comme ce­la. »

« Jus­qu’où va-t-on al­ler ? »

Au­de­là des dis­cours, elle a d’abord raillé les actes de mi­li­tants et d’as­so­cia­tions telles que L214, puis­qu’elle l’a ci­tée, qui, se­lon elle, jouissent d’une « im­pu­ni­té ». « Jus­qu’où va­t­on al­ler ? » s’est­elle de­man­dée, dé­non­çant les vi­déos réa­li­sées dans les abattoirs et les éle­vages. « Je crains que ça puisse mal fi­nir », a ajou­té la syn­di­ca­liste ori­gi­naire du Can­tal, de­vant des agri­cul­teurs du dé­par­te­ment.

Face à ce chan­tier de la « ra­di­ca­li­sa­tion des mi­li­tants », Ch­ris­tiane Lambert a ap­pe­lé les éle­veurs et les pro­duc­teurs à « re­prendre la pa­role, car cha­cun doit se sen­tir concer­né ».

PHOTO CH­RIS­TIAN STAVEL

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