Bru­ne­let­les­la­cu­nes­ré­cur­rentes

Après la dé­faite sur le fil face à l’afrique du Sud (29­26)

La Montagne (Cantal) - - Sports - DÉPITÉ.

Des la­cunes ré­cur­rentes et un nou­veau dis­cours : le sé­lec­tion­neur du XV de France Jacques Brunel s’est dit hier « très éner­vé » de la dé­faite sur le gong face à l’afrique du Sud (29-26), par un dé­faut de maî­trise, symp­tôme d’une équipe en panne de confiance.

La nuit por­tant con­seil, Brunel avait, après avoir re­vu le match, quelques mes­sages à faire pas­ser en cette ma­ti­née plu­vieuse à Mar­cous­sis.

La vo­lon­té de « gar­der le po­si­tif » de la veille a lais­sé place à la co­lère d’avoir di­la­pi­dé une avance de qua­torze points (23­9), puis d’un seul (23­22) avec in­tro­duc­tion en mê­lée dans les 22 mètres su­da­fri­cains à une mi­nute de la fin.

« Je suis très éner­vé quand même car on perd un match qu’on ne doit ja­mais perdre », a ain­si lâ­ché le sé­lec­tion­neur.

Comme contre l’ir­lande en ou­ver­ture du der­nier Tour­noi des Six Na­tions (dé­faite 15­13).

Le XV de France est « ta­toué » aux fa­meuses dé­faites en­cou­ra­geantes, se­lon les mots sa­me­di de Yoann Maes­tri, et sur­tout aux dé­faites tout court : ac­tuel­le­ment cinq de rang, sé­ries noires de 1981­1982 et de l’an pas­sé (juin­no­vembre) éga­lées.

Une nou­veau re­vers sa­me­di pro­chain à Lille contre l’ar­gen­tine et les Bleus au­raient dans leur vi­seur la pire de leur his­toire (dix dé­faites d’af­fi­lée en 19681969).

Aus­si, en vue du ren­dez­vous face aux Pu­mas, Brunel a haus­sé le ton, ma­niant la ca­rotte et le bâ­ton.

« On a es­sayé de ne pas se lais­ser abattre mais il est évident qu’on ne peut plus se per­mettre de lais­ser pas­ser des oc­ca­sions comme ça », a­t­il lan­cé, re­con­nais­sant mar­cher sur une ligne de crête.

« Parce qu’il y a de la frus­tra­tion, un peu de co­lère et en même temps on doit gar­der confiance », at­il dé­ve­lop­pé.

Les pe­tits dé­tails qui font la dif­fé­rence

Pour ras­su­rer ses troupes, Brunel pour­ra mettre en avant le fait d’avoir « ri­va­li­sé dans la di­men­sion phy­sique avec les Sud­afr icains qui sont peut­être les meilleurs dans ce do­maine ».

A très haut ni­veau, les pe­tits dé­tails font la dif­fé­rence. Ain­si sa­me­di, plus que les trois oc­ca­sions man­quées en route en pre­mière pé­riode, ces points fa­ci­le­ment en­cais­sés juste après avoir mar­qué, pour lais­ser re­ve­nir les Spring­boks en pre­mière pé­riode (6­3) et en dé­but de se­conde, dans la fou­lée de l’es­sai de Ma­thieu Bas­ta­reaud (23­9 à 23­16).

Il y a sur­tout cette ges­tion de la toute fin de match, conden­sé des maux des Bleus

Comment l’ex­pli­quer ? Brunel a ba­layé la cause men­tale, par­lant d’une fra­gi­li­té d’ordre « tech­nique » : un sou­tien qui tarde trop ( Ga­brillagues), une faute en touche ( Lau­ret), un pied qui sort de quelques cen­ti­mètres ( Pe­naud).

Ce manque de maî­trise semble néan­moins le seul apa­nage des for­ma­tions qui doutent. « Cette équipe a be­soin de confiance, et la confiance tu l’ac­quiers quand tu gagnes », a re­con­nu l’en­traî­neur des ar­rières, Jean­bap­tiste Elis­salde. Un cercle vi­cieux.

A l’image de leur ca­pi­taine Guil­hem Gui­ra­do, les Fran­çais ont pris un nou­veau coup de mas­sue sur la tête.

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