Ala­phi­lippe dé­bu­te­ra en Ar­gen­tine

Le Mont­lu­çon­nais a évo­qué, à Saint­amand­mon­trond, sa sai­son à ve­nir

La Montagne (Cantal) - - Sports - An­to­nin Bis­son an­to­nin.bis­[email protected]­tre­france.com

Né à Saint-amand-mon­trond, Ju­lian Ala­phi­lippe a été cé­lé­bré ven­dre­di par la com­mune. Le Mont­lu­çon­nais s’est pro­je­té à cette oc­ca­sion sur son an­née 2019, qu’il dé­bu­te­ra en Amérique du Sud.

Ju­lian Ala­phi­lippe n’a plus rou­lé en com­pé­ti­tion de­puis six se­maines et de­mie. C’était en Au­triche, à Inns­bruck, à l’oc­ca­sion d’un cham­pion­nat du monde qu’il a bou­clé à la 8e place. Sa plus grande dé­cep­tion de la sai­son. Presque la seule tant son an­née a été faste. Avec douze suc­cès au comp­teur et un maillot à pois sur le Tour qui lui a per­mis, en plus de ses deux vic­toires d’étapes, de conqué­rir le coeur des Fran­çais.

Avant de re­prendre les choses sé­rieuses et de par­tir en stage de pré­pa­ra­tion avec son équipe Qui­ckS­tep dé­but dé­cembre, Ju­lian Ala­phi­lippe est re­ve­nu dans son Boi­schaut na­tal, où il a été cé­lé­bré par la mai­rie de Saint­amandMon­trond et où ré­side son cou­sin et en­traî­neur, Franck.

Ju­lian, vous êtes né à Saint-amand-mon­trond mais vous avez gran­di à Mont­lu­çon. Vous sen­tez-vous da­van­tage Ber­ri­chon ou Au­ver

gnat ? Cette ques­tion on me la pose sou­vent ( rires).

À vrai dire j’au­rais du mal à y ré­pondre. Mes pa­rents sont de Li­gnières et de Saint­amand, c’est aus­si là que je suis né, donc mon sang est ber­ri­chon. Après, j’ai gran­di à Mont­lu­çon, mes pre­miers tours de roue c’était au Vé­lo Sport Mont­lu­çon­nais. C’est dans l’al­lier que je me suis construit comme cy­cliste. Donc je me dé­fi­ni­rai à la fois comme Ber­ri­chon et Au­ver­gnat.

Vous avez ar­rê­té votre sai­son au mois de sep­tembre. Êtes-vous tou­jours en va­cances ? J’ai re­pris la pré­pa­ra­tion phy­sique il y a peu. Mais c’est vrai­ment gé­né­ra­liste pour l’ins­tant. Je vais à la salle de sport, je vais rou­ler un peu. C’est dé­but dé­cembre qu’on va vrai­ment en­trer dans le vif du su­jet. On va par­tir en stage avec mon équipe Quick Step, puis je vais al­ler pas­ser les fêtes chez moi en An­dorre où je pour­sui­vrai la pré­pa­ra­tion.

Et au ni­veau com­pé­ti­tion, vous sa­vez de quoi 2019 se­ra

fait ? Comme l’an­née der­nière, je vais dé­bu­ter l’an­née en Amérique du Sud. Je se­rai à nou­veau ali­gné en Co­lom­bie sur le Tour Oro y Paz. Mais il y au­ra tou­te­fois une pe­tite va­riante à mon pro­gramme puisque je vais com­men­cer par une course en Ar­gen­tine ( le Tour de San

Juan, fin jan­vier, NDLR). Je sais que l’an der­nier j’avais rem­por­té une étape en Co­lom­bie mais l’idée se­ra vrai­ment de cou­rir sans pres­sion et sans ob­jec­tif de ré­sul­tat.

Et les choses sé­rieuses en Eu­rope vont dé­bu­ter où et

quand ? Ça se­ra en Ita­lie. Ma pre­mière clas­sique se­ra les Strade Bianche ( le 9 mars) et ma pre­mière course à étapes Tir­re­noA­dria­ti­co. Je vais éga­le­ment faire Mi­lan ­ San Re­mo.

Et l es Ar­den­naises qui vous avaient sou­ri l’an­née

der­nière ? C’est dé­jà un peu plus loin dans la sai­son, mais oui, nor­ma­le­ment je de­vrais faire à peu près les mêmes courses en avril. Le Tour du Pays­basque puis les Ar­de­naises. Avec un titre à dé­fendre sur la Flèche Wal­lonne.

Vous étiez à la pré­sen­ta­tion du Tour de France le 25 oc­tobre. Est-ce que le tra­cé vous ins­pire ? Là, fran­che­ment, c’est en­core très tôt. Je n’y pense pas du tout. Mais oui, évi­dem­ ment, le tra­cé à l’air as­sez dif­fi­cile. Il de­vrait y avoir des op­por­tu­ni­tés sym­pas pour s’ex­pri­mer. Mais n’al­lons pas trop vite, on a en­core le temps d’étu­dier tout ça.

Vous avez ter­mi­né deuxième du Vé­lo d’or fran­çais, avez-vous été dé­çu de ne pas rem­por­ter ce tro­phée ? Non, très hon­nê­te­ment je ne cours pas après ce genre de récompense. Je ter­ mine deuxième du Vé­lo d’or fran­çais der­rière Thi­bot Pi­not et troi­sième du Vé­lo d’or mon­dial der­rière Ale­jan­dro Val­verde et Ge­raint Tho­mas, c’est dé­jà pas mal non ( r ires) ? Et puis Thi­baut Pi­not a réa­li­sé une fin de sai­son ex­cep­tion­nelle. S’il a re­cueilli plus de votes que moi, c’est qu’il le mé­rite. Il n’y a ni ai­greur ni dé­cep­tion.

Strade Bianche, Tir­re­noA­dria­ti­co, et Mi­lan ­ San Re­mo au pro­gramme

PHO­TO D’ARCHIVES STÉ­PHA­NIE PARA

PRO­GRAMME. Ju­lian Ala­phi­lippe en­tre­ra vé­ri­ta­ble­ment dans le vif du su­jet dé­but dé­cembre, à l’oc­ca­sion du pre­mier stage de pré­pa­ra­tion de la Quick Step, avant un re­tour à la com­pé­ti­tion pré­vu en fé­vrier, sur le conti­nent sud-amé­ri­cain.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.