De la suite dans les idées

Après la vic­toire ras­su­rante du XV de France, sa­me­di

La Montagne (Cantal) - - Sports -

Au-de­là du ré­sul­tat brut, le conte­nu sé­dui­sant et cons­tant pro­po­sé par le XV de France sa­me­di contre l’ar­gen­tine (28-13) semble por­teur d’es­poirs pour l’ave­nir. Les Bleus, gui­dés par des lea­ders de ca­rac­tère, com­mencent à for­mer une équipe, dont l’os­sa­ture se des­sine.

L’union dans la dif­fi­cul­té.

L’adage veut que la force de ca­rac­tère se me­sure dans l’ad­ver­si­té. La ren­contre de sa­me­di était dès lors un par­fait ré­vé­la­teur de ce que les Bleus avaient vé­ri­ta­ble­ment dans le ventre. Par le contexte, pe­sant, après cinq dé­faites de suite dont une in­vrai­sem­blable face à l’afrique du Sud sa­me­di der­nier (29­26). Et son en­tame, avec un es­sai en­cais­sé d’em­blée et un joueur bles­sé (Mé­dard).

Vent de face, le XV de France a su main­te­nir le cap, pour évi­ter que ne re­viennent les vieux dé­mons.

« Cette équipe est en construc­tion voire en re­cons­truc­tion. Ça fait un bout de temps qu’on tra­verse des choses dif­fi­ciles, des fins de matchs in­croyables, des scé­na­rios ro­cam­bo­lesques. C’est dif­fi­cile de se re­mettre de ça à chaque fois. Ces mau­vais mo­ments sont en train de les unir », a sou­li­gné hier l’en­traî­neur des ar­rières, Jean­bap­tiste Elis­salde. Des lea­ders au ren­dez-vous.

Elis­salde a sa­lué le rôle pré­pon­dé­rant joué par le ca­pi­taine Guil­hem Gui­ra­do. Gui­ra­do ré­pète s’ap­puyer sur ses lieu­te­nants, comme Yoann Maes­tri ou Ma­thieu Bas­ta­reaud, tous tren­te­naires ex­pé­ri­men­tés. Ils forment, avec l’ou­vreur Ca­mille Lo­pez, le n° 8 Louis Pi­ca­moles ou l e deuxième ligne Sé­bas­tien Va­haa­ma­hi­na, cette co­lonne ver­té­brale que re­cherche le sé­lec­tion­neur Jacques Bru­nel, adepte d’un ma­na­ge­ment par­ti­ci­pa­tif.

Du cou­su main. Cette équipe en de­ve­nir se prend en main : Elis­salde a ap­pré­cié que les joueurs se soient « bien ap­pro­prié » le plan de jeu pen­dant la se­maine, et leur sens de l’« adap­ta­tion » face aux Pu­mas, plus mo­biles que les Sud­afri­cains.

« Le week­end der­nier, on avait da­van­tage mis de jeu au pied. Là, on a plus joué les bal­lons à la main. On a plu­tôt trou­vé des so­lu­tions, même si je pense qu’on au­rait pu être plus ef­fi­cace en­core », a ex­pli­qué Lo­pez. La sé­dui­sante pres­ta­tion of­fen­sive a ce­pen­dant été ter­nie par un manque de réa­lisme, ré­cur­rent, avec trois oc­ca­sions man­quées en pre­mière pé­riode.

Sé­rieux. Les Bleus au­ront une se­maine pour amé­lio­ rer la fi­ni­tion contre les Fid­ji sa­me­di (21 h 05) en clô­ture des tests de no­vembre. « Un match piège », se­lon Maes­tri, qui met en garde contre tout « re­lâ­che­ment » face à une équipe moins hup­pée.

AL­LIAGE. Les Bleus semblent avoir en­fin trou­vé l’al­chi­mie pour être per­for­mants et sé­dui­sants.

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