In­ter­view du Pré­sident de l’ada­pei du Cantal dans le cadre de la Se­maine Eu­ro­péenne pour l’em­ploi des Per­sonnes Han­di­ca­pées

La Montagne (Cantal) - - Le Fait Du Jour -

Q: Pour­quoi en­ga­ger l’ada­pei du Cantal dans cette « Se­maine Eu­ro­péenne pour l’em­ploi des Per­sonnes Han­di­ca­pées » ? R: Il s’agit d’être en co­hé­rence avec l’una­pei qui est notre fé­dé­ra­tion na­tio­nale et nous sou­hai­tons re­layer leur cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion. Vous vou­lez par­ler plus gé­né­ra­le­ment de la cam­pagne #Etes-vous avec nous ? Cette ban­nière va être re­prise à l’oc­ca­sion de di­vers évé­ne­ments. Il s’agit pour nous à chaque fois de sen­si­bi­li­ser les Pou­voirs Pu­blics, les lé­gis­la­teurs, les fi­nan­ceurs mais éga­le­ment le grand pu­blic et les en­tre­prises lors de cette se­maine pour l’em­ploi des per­sonnes han­di­ca­pées. Pour­quoi le choix des Eta­blis­se­ments et Ser­vices d’aide par le Tra­vail, comme pre­mier vec­teur d’in­ser­tion pro­fes­sion­nelle ? C’est dans les an­nées soixante que des pa­rents confron­tés à l’ab­sence de so­lu­tion pour leur en­fant ar­ri­vant à l’âge adulte ont ima­gi­né et crée les pre­miers Centre d’aide par le Tra­vail. En 2005, le terme de CAT est rem­pla­cé par ce­lui plus gé­né­rique d’eta­blis­se­ment et Ser­vice d’aide par le Tra­vail (ESAT). Quelle que soit la dé­no­mi­na­tion,ils sont,nous avons cou­tume de dire,la pierre an­gu­laire du dis­po­si­tif Mé­di­co-so­cial pour les per­sonnes han­di­ca­pées. La qua­li­té de ces éta­blis­se­ments n’est pas à me­su­rer en terme de chiffre d’af­faires de gain ou de sor­tie vers le mi­lieu or­di­naire de tra­vail, mais bien dans sa ca­pa­ci­té à ac­cueillir en son sein des per­sonnes dont les po­ten­tia­li­tés de tra­vail peuvent être faibles mais qui sont ca­pables de pro­grès et de bien-être grâce à toutes les adap­ta­tions que nous pou­vons mettre en oeuvre. N’ou­blions pas que la lé­gis­la­tion re­tient comme condi­tion pour être orien­té vers un Esat une ca­pa­ci­té de tra­vail in­fé­rieure au tiers de la ca­pa­ci­té de gain ou de tra­vail d’une per­sonne va­lide. Qu’en­ten­dez-vous par no­tion d’orien­ta­tion ?

Pour être ad­mis en Esat, il faut que la per­sonne han­di­ca­pée soit orien­tée par la Com­mis­sion des Droits et de l’au­to­no­mie des Per­sonnes Han­di­ca­pées (CDAPH). En guise de conclu­sion,je tiens à té­moi­gner sur le plai­sir qu’ont les Tra­vailleurs Han­di­ca­pés à se re­trou­ver au tra­vail. Alors oui, les Esat sont bel et bien le pre­mier ac­teur d’in­ser­tion pro­fes­sion­nelle des per­sonnes han­di­ca­pées !

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