L’en­quête s’oriente vers le sui­cide du ly­céen Il est dé­cé­dé après une chute dans l’en­ceinte du ly­cée Mon­net.

L’élève qui a trou­vé la mort au bas des es­ca­liers de son ly­cée pour­rait avoir chu­té vo­lon­tai­re­ment

La Montagne (Cantal) - - La Une - Ma­lik Ke­bour ma­lik.ke­[email protected]­tre­france.com

La piste cri­mi­nelle a été écar­tée par les en­quê­teurs qui cherchent en­core à dé­ter­mi­ner les causes exactes de la mort d’un ly­céen de 16 ans, dans l’en­ceinte de la ci­té sco­laire Mon­netMer­moz à Aurillac.

Quelques roses blanches ont été ac­cro­chées à l’en­trée du por­tail de l’éta­blis­se­ment au­rilla­cois. Au len­de­main de la chute mor­telle d’un ly­céen, dans l’en­ceinte de la ci­té sco­laire Mon­netMer­moz, les ques­tions se mêlent à la tris­tesse. Sous la pluie fine, le si­lence est seule­ment trou­blé par le bruit des pas de cen­taines d’élèves, d’en­sei­gnants ou d’em­ployés qui convergent vers la cour, peu avant 14 heures.

Pas de té­moin di­rect

La mi­nute de si­lence res­pec­tée par ceux qui ont connu, vu ou en­tra­per­çu l’ado­les­cent de­puis son ar­ri­vée dans l’éta­blis­se­ment à la ren­trée de sep­tembre der­nier en dit long sur l’émo­tion, pal­pable et pe­sante.

La veille, de l’autre cô­té de la ci­té sco­laire, il était au­tour de 16 heures lorsque le corps d’un élève de pre­mière STMG (ma­na­ge­ment et ges­tion) a été re­trou­vé in­ani­mé au bas de hauts es­ca­liers cen­sés conduire au par­king. Ou­verte par le par­quet d’aurillac et confiée à la sû­re­té ur­baine du com­mis­sa­riat d’aurillac, l’en­quête écarte d’ores et dé­jà la piste cri­mi­nelle. Elle semble s’orien­ter vers celle du sui­cide, bien qu’au­cun té­moin di­rect n’ a i t é t é t r o u v é . Un e au­top­sie doit être pra­ti­quée lun­di 3 dé­cembre à l’ins­ti­tut mé­di­co­lé­gal de Cler­mont­fer­rand.

Aux abords du ly­cée, l’in­com­pré­hen­sion nour­ris­sait les conver­sa­tions, hier. « Même si on ne le connais­sait pas, c’est un choc, ré­agissent des ado­les­cents. Ce qui s’est pas­sé fait froid dans le dos. » Pour ac­com­pa­gner ceux qui en res­sentent le be­soin, par­mi les 1.200 élèves de l’éta­blis­se­ment et les 200 en­ca­drants, une cel­lule psy­cho­lo­gique a été mise en place par la di­rec­tion aca­dé­mique des ser­vices de l’édu­ca­tion na­tio­nale dans le Cantal (lire par ailleurs).

« Ce se­ra dif­fi­cile à di­gé­rer pour tout le monde »

Sans ap­por­ter de ré­ponse à un dé­cès dont les causes – et éven­tuel­le­ment les rai­sons – res­tent à ca­rac­té­ri­ser, les pro­fes­seurs ont ten­té, eux aus­si, dès le dé­but des cours hier ma­tin, d’ou­vrir le dia­logue avec les élèves.

Car, de l’aveu d’un en­sei­gnant, « il va fal­loir ver­ba­li­ser ce trau­ma­tisme qui frappe toute la com­mu­nau­té édu­ca­tive. Ce se­ra dif­fi­cile à di­gé­rer pour tout le monde, nous al­lons de­voir ac­com­pa­gner ces jeunes toute l’an­née ».

PHO­TOS CH­RIS­TIAN STAVEL

ÉMO­TION. Une mi­nute de si­lence a été res­pec­tée, hier, dans la cour de la ci­té sco­laire Mon­net-mer­moz.

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