Une cel­lule à l’écoute des ados et des adultes

La Montagne (Cantal) - - Région Faits Divers - ÉTA­BLIS­SE­MENT. M. K.

Sept per­sonnes com­posent la cel­lule psy­cho­lo­gique ac­ti­vée dès jeu­di après-mi­di dans l’éta­blis­se­ment.

Mise en place dans les heures qui ont sui­vi la dé­cou­verte du corps in­ani­mé de l’ado­les­cent de 16 ans, au bas des es­ca­liers ex­té­rieurs de l’éta­blis­se­ment sco­laire au­rilla­cois, la cel­lule psy­cho­lo­gique res­te­ra ac­ti­vée « aus­si long­temps qu’il le fau­dra », se­lon la di­rec­trice aca­dé­mique des ser­vices de l’édu­ca­tion na­tio­nale dans le Cantal, Ma­ry­line Lu­tic.

Dès 7 h 30, hier, cette der­nière s’est dé­pla­cée dans la ci­té sco­laire au­rilla­coise afin de ren­con­trer la di­rec­tion, l’équipe pé­da­go­gique et les élèves. No­tam­ment ceux qui par­ta­geaient les cours du jeune gar­çon.

La deuxième cel­lule ou­verte cette an­née

« Nous leur avons pré­sen­té la cel­lule, dit ce que c’est, qu’ils peuvent y al­ler, échan­ger », in­dique Ma­ry­line Lu­tic. Elle ne cache pas l’évi­dence et l’am­biance qui ré­gnait au ly­cée Mon­net­mer­moz au len­de­main du choc. « Les élèves avaient un vi­sage at­tris­té, il y avait beau­ coup de si­lence. Leurs cours ont été ba­na­li­sés de 8 heures à 9 heures afin qu’ils puissent échan­ger, par­ler avec leurs pro­fes­seurs. » Dans la classe de l’élève, la pre­mière STMG (ma­na­ge­ment et ges­tion), de­vant la­quelle elle a pris la pa­role, il lui a fal­lu com­po­ser avec « des pleurs et l’in­com­pré­hen­sion ».

Cette cel­lule psy­cho­lo­gique ins­tal­lée dans l’en­ceinte de la ci­té sco­laire se com­pose pour l’ins­tant de sept per­sonnes. Elle est pi­lo­tée par une conseillère tech­nique in­fir­mière ac­com­pa­gnée d’un con­seiller tech­nique mé­de­cin, d’as­sis­tantes so­ciales, d’un psy­cho­logue de l’édu­ca­tion na­tio­nale, d’in­fir­mières, et s’adresse à l’en­semble du ly­cée, adultes comme ado­les­cents. « Nous sa­vons faire, dé­fend la di­rec­trice aca­dé­mique. Si on voit qu’il faut al­ler plus loin, on ira. »

C’est la deuxième fois cette an­née qu’une cel­lule psy­cho­lo­gique est ac­ti­vée dans un éta­blis­se­ment d’aurillac. Le 25 avril, la même dé­ci­sion avait été prise au col­lège La Po­né­tie après qu’un homme de 46 ans a ou­vert le feu, bles­sant mor­tel­le­ment son ex­femme sur le par­king, avant de se sui­ci­der. La vic­time, âgée de 39 ans, tra­vaillait au sein de l’éta­blis­se­ment en tant qu’as­sis­tante d’édu­ca­tion.

La cel­lule psy­cho­lo­gique est ou­verte de­puis jeu­di aux 1.200 élèves.

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