L’écho pay­san fait ré­son­ner­la proxi­mi­té

Le ma­ga­sin Un coin de cam­pagne change de nom, mais pas d’adresse ni de phi­lo­so­phie

La Montagne (Cantal) - - Aurillac Vivre Sa Ville - Ma­rie-ed­wige He­brard ma­rie-ed­wige.he­[email protected]­tre­france.com

Un coin de cam­pagne n’est plus ! Vive L’écho pay­san. Le ma­ga­sin, spé­cia­li­sé dans la vente de pro­duits fer­miers, garde le cap et la même for­mule.

Vous connais­siez Un coin de cam­pagne, et sa ving­taine de pro­duc­teurs prêts à vous ré­ga­ler de spé­cia­li­tés pous­sées ou éle­vées dans le Cantal ? Pas d’in­quié­tude : L’écho pay­san ne vous dé­pay­se­ra pas…

Le lieu reste le même, sa phi­lo­so­phie aus­si. Mais son nom et son ap­pel­la­tion changent : de ma­ga­sin de pro­duc­teurs, il de­vient ma­ga­sin de pro­duits fer­miers.

Pour le consom­ma­teur, ça ne change ab­so­lu­ment rien. « C’est notre or­ga­ni­sa­tion qui évo­lue », tient à ras­su­rer Anaïs Tra­vers, à la tête du nou­veau point de vente, avec son com­pa­gnon et son beau­père, Ro­main et JeanPierre Gi­bert.

En 2011, six agri­cul­teurs can­ta­liens as­so­ciés ima­ginent Un

coin de cam­pagne et font le pa­ri d’as­su­rer la ges­tion et l’ani­ma­tion du ma­ga­sin, en­semble, de ma­nière par­ta­gée.

« Les agri­cul­teurs met­taient en com­mun leur temps et leurs pro­duc­tions en ga­ran­tis­sant, eux­mêmes, l’ou­ver­ture du point de vente. » Trop contrai­gnante pour cer­tains d’entre eux, au fil du temps l’ani­ma­tion s’est res­ser­rée sur un plus pe­tit nombre avant d’abou­tir, au­jourd’hui, à une ges­tion plus spé­cia­li­sée.

De 20… à 80 pro­duc­teurs main­te­nant en rayon

Re­con­ver­tis dans le ma­raî­chage et la pro­duc­tion de viande sa­lers, ven­due au ma­ga­sin, Anaïs et Ro­main tiennent les rênes de ce­lui­ci, et s’ap­puient sur trois sa­la­riées, chargées de l’ac­cueil et de la vente.

Autre grosse nou­veau­té, le nombre de pro­duc­teurs par­te­naires du ma­ga­sin L’écho pay­san. « D’une ving­taine, on est pas­sé à en­vi­ron 80 », sou­rit Anaïs Tra­vers. La règle est tou­jours celle du cir­cuit court. « Ce qui ne veut pas dire “pro­duits lo­caux seule­ment”, même si c’est beau­coup le cas ; mais qu’il n’y a pas d’in­ter­mé­diaire. Et c’est ce que l’on fait : on achète di­rec­te­ment au pro­duc­teur. On pri­vi­lé­gie la pro­duc­tion du Cantal. Et si elle n’existe pas, on va la cher­cher plus loin… ».

En rayon, dé­sor­mais, à cô­té des fruits et lé­gumes, des pro­duits lai­tiers, des fro­mages, de la viande rouge et des vo­lailles du Cantal ? Sar­dines, sel de Gué­rande, riz de Ca­margue, pois­son du Fi­nis­tère et des huîtres de Cha­rente­ma­ri­time entre autres.

« On ap­porte un grand soin à la sé­lec­tion des pro­duc­teurs ré­fé­ren­cés. On sait ce qu’on vend. On est al­lé à leur ren­contre. On leur a dit “ra­con­tez­nous votre his­toire, l’his­toire de vos pro­duits”. On a fait ce tra­vail, d’al­ler se ba­la­der sur leurs ex­ploi­ta­tions, en leur com­pa­gnie. Au­jourd’hui, en ma­ga­sin, on est ca­pable de gui­der nos clients à tra­vers les pro­duc­tions ».

Autre fa­çon de consom­mer

Anaïs Tra­vers sait aus­si que sa clien­tèle doit pous­ser la porte du ma­ga­sin avec d’autres ré­flexes de consom­ma­tion. « Ici, il ne faut pas se dire “je veux un fi­let mi­gnon. Point. Nous, on sait que des fi­lets mi­gnons il n’y en a que deux par co­chon. On n’a pas tou­jours de tout, tout le temps. Alors bien sûr on peut mettre de cô­té, s’en­tendre. Mais sur­tout, on s’adapte ! Vous vou­lez du pou­let et nous n’en avons plus ? On va vous dire qu’il y a de la ca­nette. Et puis re­gar­dez, à cô­té on a des na­vets et une su­per huile d’olive. On va par­ler re­cettes, on va con­seiller, échan­ger. »

Une fa­çon de mi­ton­ner son pa­nier à pro­vi­sions, qui donne de la sa­veur aux échanges ven­deurs­consom­ma­teurs. « Ici on fi­nit par se connaître. Tout le monde à le sou­rire : ce n’est pas la même fa­çon de faire ses courses qu’en grande sur­face ! »

Une ex­per­tise et des conseils que les ani­ma­teurs du point de vente pro­posent de mettre à pro­fit, aus­si, pour les fêtes de Noël, grâce à la confec­tion d’autres pa­niers : ceux, gar­nis, à of­frir. Rem­plis de spé­cia­li­tés can­ta­liennes, à faire voya­ger, ou de sa­veurs ve­nues des ré­gions alen­tours, L’écho pay­san en pro­po­se­ra de toutes les tailles, et pour tous les bud­gets.

PHO­TO DO­RIAN LOUBIERE

DÉ­GUS­TA­TION. Au ma­ga­sin, le maître mot est « dé­cou­verte ». Hier, Mi­ckaël Bos­sis, de Cha­rente-ma­ri­time, fai­sait dé­gus­ter ses huîtres na­tu­relles. Au­jourd’hui, il les as­so­cie­ra à l’hy­dro­mel de Apis Ter­rae, pro­duit à Mar­co­lès. Ren­dez-vous ce ma­tin, jus­qu’à 12 h 30.

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