Un Brive joueur mais pas en­core tueur

Pas ré­com­pen­sé

La Montagne (Cantal) - - Top 14 2018-2019 - Jean-paul Co­hade

Fal­lait-il jouer ain­si sous la pluie ? Avec un XV de dé­part mo­bile, Brive a te­nu sa ligne am­bi­tieuse, à Montde-mar­san (19-14). Mais il a man­qué de réa­lisme, avant de mieux al­ter­ner sur la fin.

Joueur mais pas tueur, Brive a eu des in­ten­tions, jeu­di, à Mont­de­mar­san. Et c’est quand il a va­rié son jeu qu’il était le plus dan­ge­reux.

LES TOPS

Ga­la­la sur deux fronts. Il est le fi­nis­seur qui a per­mis à Brive de ne pas re­par­tir les mains vides. Rien que pour ça, Ga­la­la a été pré­cieux à Mont­de­mar­san, mais l’ai­lier a fait bien plus. Avec un peu de cette so­li­di­té sur les pla­quages ad­verses qui lui ouvre la voie de sa réa­li­sa­tion à la 80e, il au­rait pu dé­blo­quer le comp­teur plus tôt. Ça n’au­rait pas été vo­lé tant Brive avait su, en in­fé­rio­ri­té, se créer un sur­nombre, mal­heu­reu­se­ment ré­duit pas un ex­cès d’al­truisme de Johns­ton. Mais au­tant que son es­sai, c’est la so­li­ di­té et le sé­rieux de Ga­la­la sous les bal­lons hauts qui sont à sou­li­gner. Ci­blé par les ar­tilleurs mon­tois, le Fid­jien a été très bon dans sa cou­ver­ture et ses prises de balle. Pour tout ça, Brive peut lui dire mer­ci.

Le banc de touche. Le XV de dé­part était jeune et taillé pour le jeu, et le banc, avec du poids et de l’ex­pé­rience avait été com­po­sé en 6­2. Et les rem­pla­çants ont pe­sé. Lo­gique, dans des condi­tions cli­ma­tiques comme celles de Guy­bo­ni­face. Fa’aso’o, Hi­rèche et Da Ros ont ac­com­pa­gné cette fin de match où Brive s’est en­fin éver­tué à va­rier sé­quences au près et vo­lon­té d’écar­ter la balle pour user et désor­ga­ni­ser cette dé­fense lan­daise, pour la ré­com­pense fi­nale.

LES FLOPS

Le manque de réa­lisme. Plus que l’in­dis­ci­pline que Brive a payée cash à chaque fois en pre­mière pé­riode avec 12 points pour Mont­de­mar­san, Brive a per­du ce match pour n’avoir pas su concré­ti­ser ses temps forts. « On a per­cé leur dé­fense plu­sieurs fois et on n’a pas su concré­ti­ser par 3, 5 ou 7 points, c’est ce qui fait que ce soir on n’a pas pu ga­gner le match », no­tait le tou­jours per­fec­tion­niste Saïd Hi­rèche. « On au­rait pu être un peu plus ri­gou­reux. Le bo­nus c’est le mi­ni­mum », abon­dait Je­re­my Da­vid­son qui ne re­gret­tait pour­tant pas la ligne édic­tée avant le match : à sa­voir faire du jeu. Même si, du cô­té du CAB, on re­con­nais­sait éga­le­ment quelques er­reurs d’ap­pré­cia­tions.

« Les consignes à la mi­temps, c’était de mettre un peu plus d’al­ter­nance dans notre jeu, ce qu’on n’a peut­être pas fait en pre­mière pé­riode. On va dres­ser les conclu­sions à froid, re­voir le match et ti­rer les le­çons pour mettre en place la meilleure stra­té­gie pour al­ler à Aix », pour­sui­vait Hi­rèche.

Le jeu au pied. Sur ce point, c’est à la fois « Top » et « Flop ». Parce que par pé­riode, le jeu au pied a été bon, no­tam­ment ce­lui de Mat­thieu Ugalde qui a su se ser­vir de son pied gauche, comme dans le se­cond acte. De­la­rue a aus­si sou­la­gé les siens sur son en­trée en jeu. Cô­té dé­bours, c’est moins la touche pas trou­vée par La­ran­jei­ra en pre­mière pé­riode qui est ra­geante, que la trop rare uti­li­sa­tion du pied tout court dans ces 40 pre­mières mi­nutes. Face à une dé­fense bien en place, Brive n’a pas va­rié par des coups de pied ra­sants ou des par­des­sus. Glo­ba­le­ment, il a peu uti­li­sé une arme qu’il maî­trise pour­tant bien. Ain­si, en deuxième pé­riode, sur un échange de coups de pied, le CAB a mon­tré qu’il pou­vait, à l’usure, em­bê­ter les Lan­dais.

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