Lac­ta­lis conteste les al­lé­ga­tions

L’in­dus­triel nie la pré­sence de sal­mo­nelles dans la tour nu­mé­ro 2

La Montagne (Cantal) - - France & Monde Actualités - IN­DUS­TRIEL.

Le groupe Lac­ta­lis, mis en cause dans l’af­faire du lait conta­mi­né, a af­fir­mé hier « contes­ter fer­me­ment » des do­cu­ments de la Di­rec­tion gé­né­rale de la San­té (DGS) qui af­firment que des au­to­con­trôles ont mis en évi­dence que « des pro­duits de la tour n° 2 étaient éga­le­ment conta­mi­nés ».

Ré­vé­lés jeu­di des comptes ren­dus de réunions heb­do­ma­daires de sé­cu­ri­té sa­ni­taire or­ga­ni­sées sous l’égide de la DGS entre le 6 dé­cembre 2017 et le 7 fé­vrier 2018, af­firment que le groupe Lac­ta­lis a éten­du, le 20 dé­cembre 2017 son re­trait­rap­pel « à l’en­semble des pro­duits fa­bri­qués sur le site de Craon […] à la suite de la mise en évi­dence de sal­mo­nelles dans des pro­duits fa­bri­qués par la tour n° 2 lors d’au­to­contrôles en­vi­ron­ne­men­taux en no­vembre ».

« S’il y a bien eu des au­to­con­trôles po­si­tifs dans l’en­vi­ron­ne­ment de la tour n° 2 ment lé­gi­time si la mo­di­fi­ca­tion gé­né­tique dans le re­gistre hu­main n’était pas illé­gale dans la plu­part des pays eu­ro­péens, et même aux États­unis et… en Chine. La France in­ter­di­sant « toute in­ter­ven­tion sur la struc­ture de L’ADN ayant pour consé­quence de mo­di­fier le gé­nome de la des­cen­dance ».

l’émo­tion vient, en pre­mier lieu, de l’in­adé­qua­tion de la tech­nique em­ployée à la neu­tra­li­sa­tion du VIH. L’uti­li­sa­tion des « ci­seaux gé­né­tiques » pré­sente se­lon les scien­ti­fiques un rap­port bé­né­fices/risques très dé­fa­vo­rable alors qu’il existe d’autres moyens pour pré­ve­nir l’in­fec­tion d’un em­bryon par le vi­rus du si­da. De nom­breux dom­mages col­la­té­raux sont im­pu­tés à l’uti­li­sa­tion des ci­seaux gé­né­tiques qui par­fois at­teignent d’autres gènes que ceux vi­sés. Avec les consé­quences, ir­ré­ver­sibles, que l’on ima­gine.

n’avait été uti­li­sée que pour pré­mu­nir, no­tam­ment, les vaches contre la tu­ber­cu­lose et rendre les lé­gumes moins sen­sibles aux ra­va­geurs. Pour les in­dus­triels de l’agroa­li­men­taire, la tech­nique seule ne gé­né­rait pas un OGM puis­qu’au­cun élé­ment ex­té­rieur n’était in­tro­duit dans l’or­ga­nisme. en au­cun cas il y a eu mise en évi­dence de sal­mo­nelle […] avant le dé­clen­che­ment de la crise dé­but dé­cembre », as­sure Lac­ta­lis.

Le groupe lai­tier es­time avoir été mis en cause dans une in­for­ma­tion ti­rée « d’une phrase in­exacte d’un compte ren­du de la Di­rec­tion Gé­né­rale de la San­té du 27 dé­cembre 2017 ». Lac­ta­lis a tou­jours as­su­ré que le phé­no­mène de conta­mi­na­tion était li­mi­té à la tour n° 1.

pour les géants de l’agroa­li­men­taire. Jus­qu’à ce que la Cour Eu­ro­péenne siffle, le 26 juillet der­nier, la fin de la ré­cré : les plantes et les ani­maux créés par une tech­no­lo­gie in­no­vante de mo­di­fi­ca­tion gé­né­tique – c’est le cas du Cris­pr – sont bel et bien des OGM.

Du cô­té de l’éthique, cer­tains s’es­timent au bord du pré­ci­pice, en plein dans le mille de l’eu­gé­nisme ; à deux doigts de créer des « bé­bés de­si­gn », stan­dar­di­sés si la tech­nique est uti­li­sée sur des em­bryons des­ti­nés à être por­tés à terme comme ceux dont se pré­vaut le pro­fes­seur He. D’autres – 60 % de son­dés d’une ré­cente en­quête amé­ri­caine – sont fa­vo­rables à la mo­di­fi­ca­tion gé­né­tique pour ré­duire le risque de sur­ve­nue d’une ma­la­die grave plus tard dans la vie.

d’au­cuns trou­ve­ront tou­jours du plai­sir à jouer avec le feu. Tant les pers­pec­tives sont ver­ti­gi­neuses. Par hy­per­tro­phie de l’ego, par foi mé­di­cale, pour de basses mo­ti­va­tions pé­cu­niaires. De la vi­gi­lance d’au­jourd’hui sur ce type de su­jet dé­pen­dra l e monde de de­main. Le meilleur des mondes. Ou pas.

AFP

La conta­mi­na­tion tou­jours li­mi­tée à une seule tour se­lon Lac­ta­lis.

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