La Montagne (Cantal) : 2018-12-01

France & Monde Actualités : 39 : 39

France & Monde Actualités

39 SAMEDI 1ER DECEMBRE 2018 LA MONTAGNE France & Monde Actualités MÉDICAMENT Valsartan : deuxième rappel et rupture annoncés MOLÉCULE. Le retrait des médicaments à base de valsartan prend une nouvelle ampleur : après une première vague début juillet, des rappels supplémentaires ont été annoncés jeudi par l’agence du médicament (ANSM), à cause de la présence d’une deuxième substance classée comme probablement cancérogène. boratoires chinois, Rundu Pharma et Tianyu Pharm, avaient ensuite été épinglés. Toutes ces sociétés fabriquent le principe actif pour le compte de laboratoires qui produisent ensuite le médicament. Le deuxième rappel a été décidé en raison de « la présence possible d’une autre impureté, la NDEA (N­nitrosodiéthylamine) », selon L’ANSM. D’une nature voisine de la première, cette impureté est, comme elle, « classée comme probablement cancérogène chez l’homme par l’organisation mondiale de la santé (OMS) », a précisé L’ANSM. Ce nouveau rappel « est mis en oeuvre par d’autres États européens et au niveau international », selon L’ANSM. Au total, onze laboratoires pharmaceutiques sont concernés par les deux rappels, qui ne touchent cependant pas forcément tous les médicaments à base de valsartan qu’ils produisent : Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Mylan, Ranbaxy, Sandoz, Teva, Zentiva et Zydus. Cette mesure de précaution va entraîner des ruptures de stock, a prévenu L’ANSM. En effet, le cumul des deux rappels touche les trois­quarts de ces médicaments utilisés en cas d’insuffisance cardiaque, d’hypertension artérielle et après un infarctus récent. Entre 1,2 et 1,5 million de patients en France suivent ce traitement. Le premier rappel, prononcé au niveau international, avait été motivé par la présence d’une impureté, la N­nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée comme probablement cancérogène chez l’homme. La société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals avait d’abord été mise en cause. Deux autres la­ ■ ■ ■ è ON EN PARLE Là où il y a des gènes… Ni vu ni connu, les affaires s’annonçaient juteuses Qu’il l’ait fait ou pas ne change rien à l’abyssale cogitation dans laquelle doit nous plonger l’annonce, par le chercheur chinois He Jiankui, de la naissance de deux bébés génétiquement modifiés. Le couple des parents est considéré comme « infertile » : le père des jumelles étant séropositif. seraient issues, selon le professeur associé à l’université des sciences et technologies de Shenzhen (dont il est en disponibilité depuis et pour encore de longs mois !), de 2 des 16 embryons dont il aurait modifié le génome en éliminant le gène CCR5 grâce à la technique Crispr dite des « ciseaux génétiques ». L’impétrant préfère le terme de « chirurgie génique » qui connote déjà son acte. Sophie Leclanché [email protected] Pour la communauté scientifique Bébé OGM : jusqu’où aller ? Ces deux petites filles Ce n’est pas parce que ces embryons Jusqu’à présent la technique du ciseau moléculaire Là où il y a des gènes conçus in vitro et encore à l’état d’amas de cellules, présentaient des « maladies », des « anomalies que le professeur He les a manipulés mais plutôt pour prévenir les jumelles d’une infection par le VIH. Et toute leur descendance avec. CHERCHEUR. Cela laisse entrevoir des perspectives vous direz­vous. Ce qui serait totale­ ■ Cantal PRINTED AND DISTRIBUTED BY PRESSREADER Pressreader.com +1 604 278 4604 ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY . ORIGINAL COPY COPYRIGHT AND PROTECTED BY APPLICABLE LAW

© PressReader. All rights reserved.