Esh­kol Ne­vo La vie à tous les étages Les per­son­nages du ro­man d’esh­kol Ne­vo ont en com­mun d’ha­bi­ter la même ré­si­dence. Et de se confier sur leur vie, leur fa­mille.

La Montagne (Cantal) - - Livres - Pas­cale Fau­riaux pas­cale.fau­[email protected]­tre­france.com TEL-AVIV.

pon­deur sur le­quel il avait en­re­gis­tré un mes­sage…

Ce qui donne lieu à trois mo­no­logues ver­ti­gi­neux, dé­cri­vant cha­cun dif­fé­rentes fa­cettes de na­ture hu­maine. En dé­cor­ti­quant une his­toire per­son­nelle, un drame sup­po­sé ou avé­ré, les trois nar­ra­teurs in­ter­rogent le couple, la fa­mille. A dif­fé­rentes étapes de leur vie, tous dé­crivent le séisme que consti­tue la nais­sance d’un en­fant. Un séisme pour cha­cun des pa­rents, et pour leurs re­la­tions. Ces ré­cits en­tre­tiennent ha­bi­le­ment le sus­pens, à coup d’ex­pres­sions comme « le pire reste à ve­nir » ou en­core « tout en se­rait res­té là ».

Gra­vi­té et hu­mour

Avec une toile de fond tein­tée de gra­vi­té, Esh­kol Ne­vo s’au­to­rise de sub­tils traits d’hu­mour. Il évoque avec fi­nesse l’amour, sa nais­sance et sa dis­pa­ri­tion ou sa crois­sance, mais aus­si l’ami­tié. Celle qui ré­siste au temps qui passe, à la ja­lou­sie et à la dis­tance.

Mais sur­tout, à tra­vers Ar­non, Ha­ni et De­bo­rah, l’au­teur ex­plore l’âme hu­maine. A ce su­jet, à la fin de son ré­cit, De­bo­rah, qui a pris le temps de re­lire Freud, est ar­ri­vée à la conclu­sion qu’il « avait com­mis une er­reur gros­sière : les trois étages de notre âme n’existent pas du tout ! »

De­bo­rah se dé­cide à quit­ter son troi­sième étage de ban­lieue pour la ville.

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