Trois ans ferme pour le coif­feur-mas­seur

Con­dam­né pour viol et agres­sion sexuelle sur un mi­neur Un coif­feur-mas­seur de Mo­nis­trol-sur-loire a été con­dam­né ven­dre­di par la cour d’as­sises de la Haute-loire à cinq ans de pri­son, dont deux avec sur­sis.

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Région Faits Divers -

Il a été re­con­nu cou­pable des faits de viol et d’at­teinte sexuelle sur un jeune âgé de 16 ans à l’époque des faits, le 28 dé­cembre 2010.

Le sa­lon de coif­fure pro­po­sait éga­le­ment soins es­thé­tiques et mas­sages. La séance à la­quelle l’ado­les­cent par­ti­ci­pait a très vite dé­ra­pé. Toute la ques­tion était de sa­voir si le rap­port sexuel, avé­ré, était consen­ti ou non.

Pour l’avo­cate gé­né­rale, la culpa­bi­li­té ne fai­sait guère de doute. Ma­rie Mo­schet­ti s’est ef­for­cée de dé­mon­trer qu’il n’y avait pas eu de vio­lences et de me­naces, mais qu’éric Por­te­faix, âgé de 51 ans au­jourd’hui, avait bien agi « par contrainte et surprise ». Connu pour fré­quen­ter les clubs li­ber­tins, cet homme mûr avait face à lui un ado­les­cent sans ex­pé­rience, qui cher­chait en­core son orien­ta­tion sexuelle. Et si ce­lui­ci n’avait pas pro­tes­té pour em­pê­cher l’acte sexuel, son si­lence va­lait­il ac­cep­ta­tion ?

Me Joëlle Diez, pour la par­tie ci­vile, avan­çait la thèse de la « si­dé­ra­tion psy­cho­lo­gique », état em­pê­chant l’ado­les­cent de ré­agir. Après tant d’an­nées et la qua­li­fi­ca­tion cri­mi­nelle long­temps écar­tée, « com­ment sa­voir s’il y a eu si­dé­ra­tion ? », s’in­ter­ro­geait Me Sa­lo­mé De­goud pour la dé­fense. Se­lon elle, il s’agis­sait d’« un jeu amou­reux ».

Con­dam­né à trois ans de pri­son ferme, Éric Por­te­faix est ins­crit au fi­chier ju­di­ciaire au­to­ma­ti­sé des au­teurs d’in­frac­tions sexuelles et vio­lentes.

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