Lo­pez s’est bien re­mis en selle

Même s’il n’a pas tout bien réus­si dans ce match dense et phy­sique, Ca­mille Lo­pez a su éva­cuer la dés­illu­sion avec les Bleus pour s’avé­rer utile et dé­ci­sif à son club. Plus de lu­mière que d’ombre pour l’ou­vreur cler­mon­tois

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Top 14 2018-2019 - À Mont­pel­lier, Ch­ris­tophe Bu­ron

Sa­me­di der­nier, sur la pe­louse et la morne plaine de Saint­de­nis, Ca­mille Lo­pez et ses par­te­naires du XV de France af­fi­chaient une triste mine. Dé­sos­sés par la grin­ta et la fé­ro­ci­té des Fid­jiens. Hier, il lui a fal­lu di­gé­rer cet épi­sode ca­la­mi­teux avec les Bleus et re­mettre le cou­vert avec un Cler­mont jusque­là épa­tant cette sai­son.

Le choix de l’ali­gner, au lieu de main­te­nir la so­lu­tion Na­nai­williams (nu­mé­ro 10 face au LOU) s’est donc avé­ré payant, même si Lo­pez a connu, hier à Mont­pel­lier, quelques ra­tés.

« Ce match face aux Fid­ji, Ca­mille l’avait for­cé­ment dans un coin de la tête, es­time son com­père Mor­gan Par­ra. Tu ne peux pas dire que tu n’es pas tou­ché quand tu perds au Stade de France et que tu re­pré­sentes la France. Il était im­por­tant qu’il en­chaîne. Dans la se­maine, je l’ai sen­ti dans son rôle de lea­der der­rière et là, il a pris la main sur le jeu, il or­chestre par­fai­te­ment le pre­mier es­sai (Fo­fa­na). Et son drop nous fait du bien ».

S’il est ap­pa­ru un tan­ti­net fé­brile sur quelques ac­tions désor­don­nées, s’il a lou­pé deux touches, Lo­pez s’est ras­su­ré, dé­jà dans son im­pli­ca­tion dé­fen­sive. Hier, après match, il res­tait lu­cide sur sa pres­ta­tion. « Je rate deux touches qui n’aide pas l’équipe, c’est du tra­vail per­son­nel. Ça m’ar­ri­ve­ra en­core, mais ce­la n’a rien à voir avec le match de sa­me­di der­nier contre les Fi­ dji. C’était très bien pour moi de bas­cu­ler sur autre chose, sur un match avec le club. Et ça m’a fait du bien de re­trou­ver les co­pains ».

En pre­mière pé­riode, l’ou­vreur Lo­pez a sur­tout dé­fen­du, gé­ré comme il l’a pu les rares mu­ni­tions que son équipe a pu se pro­cu­rer. On l’a donc vu se bais­ser, s’en­voyer au pla­quage. « J’ai tou­jours la même en­vie en dé­fense, même si je dois re­con­naître que le week­end der­nier, ce­la était com­pli­qué pour moi. Mais ça m’ar­ri­ve­ra d’autres fois de ra­ter des pla­quages ».

« Ça m’ar­ri­ve­ra en­core de ra­ter des pla­quages »

À Mont­pel­lier, Franck Azé­ma a main­te­nu son ou­vreur sur le ter­rain les quatre­vingts mi­nutes. Car il fal­lait un pa­tron der­rière pour gé­rer une fin de match ren­du dif­fi­cile par l’er­reur de Ya­to.

« Je crois qu’on va le cham­brer un peu, sou­riait Lo­pez. Le pro­chain coup, il fau­dra jouer avec le maillot blanc pour que Pe­ce­li pense qu’il est avec les Fid­ji… Car au Stade de France j’ai vu un joueur dif­fé­rent (rires ).»

Après le dé­sastre tri­co­lore, Ca­mille Lo­pez avait non seule­ment hier re­trou­vé ses sen­sa­tions, il avait éga­le­ment re­trou­vé l’en­vie de plai­san­ter. Il faut dire que la vic­toire ai­dant…

PHO­TO FRANCK BOI­LEAU

DÉ­FENSE. Quand Par­ra prend Na­gu­sa aux jambes, Lo­pez contrôle le haut du corps du Mont­pel­lié­rain. Une se­maine après l’échec en Bleu, l’ou­vreur de L’ASM s’est ras­su­ré.

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