Les Po­ke­mon en­va­hissent de nou­veau la ville

■ De nou­velles mises à jour ont re­lan­cé le jeu à Cler­mont­Fer­rand où une com­mu­nau­té s’est créée

La Montagne (Clermont-Limagne) - - La Une - Hé­loïse Ca­pis lo­[email protected]­tre­france.com

L’ap­pli­ca­tion Po­ké­mon Go connaît un re­bond de fré­quen­ta­tion de­puis le dé­but de l’été. Dé­sor­mais, il est pos­sible de jouer à plu­sieurs.

Vous ne le sa­vez peut­être pas mais vous êtes pro­ba­ble­ment en­tou­rés par un pe­tit Mar­ca­crin ou Ca­pu­main, voire un Ger­mi­gnon ! Peut­être même qu’à quelques mètres de vous, des raids de Po­ké­mon sont lan­cés pour ten­ter d’at­tra­per un Po­ké­mon lé­gende ! Vous n’y com­pre­nez rien ? Pas de pa­nique, on vous ex­plique.

De­puis le dé­but de l’été, l’ap­pli­ca­tion Po­ké­mon Go connaît en ef­fet un vé­ri­table re­bond de fré­quen­ta­tion. La cause : des nou­velles mises à jour, cumulées au beau temps. Et Cler­mont­Fer­rand n’est pas en reste : 2.757 abon­nés sont re­cen­sés sur la page Fa­ce­book of­fi­cielle Po­ké­mon Go du Puy­deDôme, et entre 600 et 700 joueurs sont ré­gu­liè­re­ment ac­tifs, rien qu’à Cler­mont.

Un en­goue­ment dû à la pos­si­bi­li­té de jouer en ré­seau. Dé­sor­mais, pour at­tra­per cer­tains gros Po­ké­mon, il faut s’y mettre à plu­sieurs. « C’était vrai­ment l’ob­jec­tif pre­mier de Nian­tic, l’en­tre­prise de jeux vi­déo à l’ori­gine de l’ap­pli­ca­tion. Créer une com­mu­nau­té pour que les gens ne res­tent pas cloî­trés chez eux », ex­plique Mi­ckael, l’un des plus gros joueurs de Cler­montFer­rand. Ce der­nier a at­teint le der­nier ni­veau, joue sur plu­sieurs comptes dif­fé­rents et a même une montre ca­pable de jouer à sa place quand il ne peut pas.

Vous avez sû­re­ment dé­jà aper­çu quelques joueurs au jar­din Le­coq, sur la place de Jaude, près de la ca­thé­drale, et même dans des grandes sur­faces où de­vant la Co­opé­ra­tive de mai. Ce sont en fait des points stra­té­giques.

En lan­gage Po­ké­mon, ce­la si­gni­fie qu’il y a des arènes, lieu de com­bat pour at­tra­per des Po­ké­mon rares ou des Po­kés­top qui per­mettent de ga­gner des Po­ké­ball (les pe­tites balles qui per­mettent d’at­tra­per les Po­ké­mon). Des com­mu­ni­ty day sont ré­gu­liè­re­ment or­ga­ni­sés par Nian­tic. Une fois par mois, des Po­ké­mon spé­ciaux ap­pa­raissent en ville pen­dant trois heures seule­ment. C’est alors le mo­ment de se ras­sem­ bler pour en cap­tu­rer le plus pos­sible : « C’est sur­tout un jour où on ren­contre beau­coup de monde », lance Bap­tiste, autre pro dans le do­maine.

« Oui, le but du jeu est peu­têtre un peu bête pour cer­tains, comme beau­coup d’autres jeux d’ailleurs, mais l’in­té­rêt ré­side dans la com­mu­nau­té que nous avons créée et dans l’en­traide qui dé­passe le jeu », lance Anne­Lise.

Le but du jeu est jus­te­ment ce­lui­ci : trou­ver le plus de Po­ké­mon pos­sible ca­chés un peu par­tout dans la ville, se ras­sem­bler en groupe pour es­sayer d’en at­tra­per des plus gros, réa­li­ser des mis­sions pour débloquer d’autres Po­ké­mon.

« Mais il y a aus­si des buts ca­chés », ex­plique Jean­Be­noit, un autre joueur. Dé­cou­vrir des lieux cultu­rels à Cler­montFer­rand, se ba­la­der, ne pas res­ter iso­lé et se faire de nou­veaux amis : « Des couples se sont for­més, des bé­bés sont nés, cer­ tains ont même trou­vé du tra­vail grâce à la com­mu­nau­té », pré­cise Anne­Lise. Des pages Fa­ce­book ont d’ailleurs été créées pour com­mu­ni­quer avec la com­mu­nau­té de ma­nière ins­tan­ta­née. ■

Des Po­ké­mon spé­ciaux ap­pa­raissent en ville pen­dant trois heures seule­ment

PHO­TO FRANCK BOILEAU

JEUX. Les bat­te­ries de té­lé­phones sont mises à rude épreuve avec Po­ké­mon Go.

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