« On est ce­lui qui veut bien ac­cep­ter d’être le pom­pier de ser­vice »

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Le Fait Du Jour -

L’épui­se­ment et le stress qui conduisent cer­tains maires à la dé­mis­sion touchent tout au­tant les élus che­vron­nés - « car c’est la fin d’un monde et tout de­vient trop com­pli­qué » - que les nou­veaux élus. « Par mé­con­nais­sance de la fonc­tion, la­quelle n’est pas ce à quoi ils s’at­ten­daient ».

Guy De­gorce, maire de Bou­zel, est l’un des der­niers élus puy­dô­mois à avoir ren­du son écharpe (et quit­té, en même temps, son siège de conseiller mu­ni­ci­pal). Il a je­té l’éponge cet été « parce que ça de­ve­nait trop dif­fi­cile à gé­rer ».

Dans la com­mune de 700 ha­bi­tants en­vi­ron, dont il est deve­ nu le maire en 2014 après un man­dat d’ad­joint, « on est un peu le pom­pier de ser­vice, ce­lui qu’on ap­pelle pour un oui ou pour non ».

Des pro­blèmes de san­té, des ten­sions au sein de l’équipe, « la cri­tique sys­té­ma­tique des ha­bi­tants, quoi qu’on fasse », ont ren­du très dif­fi­cile le man­dat de ce pre­mier ma­gis­trat qui dit avoir été « à deux doigts de la dé­pres­sion ».

La re­fonte de la carte in­ter­com­mu­nale – in­té­gra­tion dans une in­ter­com­mu­na­li­té plus vaste – a aus­si don­né à l’élu l’im­pres­sion désa­gréable « de su­bir une réunio­nite per­ma­nente, et de ne ser­vir fi­na­le­ment qu’à le­ver la main sans pou­voir in­fluer sur les dé­ci­sions ; j’étais ré­vol­té par le coût d’études qui n’abou­tissent à rien, c’est du gas­pillage ».

Las « d’être le seul à ruer dans les bran­cards », l’élu sep­tua­gé­naire a choi­si de « pro­fi­ter main­te­nant de la vie et de ma san­té ». ■

« La cri­tique sys­té­ma­tique, quoi qu’on fasse »

PHO­TO D’IL­LUS­TRA­TION

MAI­RIE. Les pre­miers ma­gis­trats des pe­tites com­munes sont nom­breux à je­ter l’éponge, à l’image de Guy De­gorce (à droite).

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.