Équi­libre in­stable

La Montagne (Clermont-Limagne) - - France & Monde Actualités - BER­NARD STÉ­PHAN ber­nard.ste­[email protected]­tre­france.com

Com­ment as­su­mer une baisse d’ef­fec­tifs des per­son­nels alors que le gou­ver­ne­ment mar­tèle que l’édu­ca­tion est sa prio­ri­té ? Exer­cice au­quel se livre Jean­Mi­chel Blan­quer qui doit à la fois faire le ser­vice après vente d’une sup­pres­sion de 1.800 postes tout en met­tant en avant sa vo­lon­té d’amé­lio­rer le pou­voir d’achat des maîtres. Voi­là un mau­vais si­gnal envoyé au mo­ment où quatre nou­velles me­sures de­mandent des ef­forts : l’éva­lua­tion des élèves dans les pe­tites sec­tions, le plan mer­cre­di, les classes al­lé­gées au CE1, le nou­veau bac. Jean­Mi­chel Blan­quer est une sorte de maître éta­lon de la ma­cro­nie qui réus­sit l’équi­libre d’un « en même temps » entre un re­tour à des fon­da­men­taux de l’école qui plaisent à la droite et un al­lé­ge­ment des ef­fec­tifs des pe­tites classes qui plaît à la gauche. Mais ce sans­faute ne tient que parce que l’af­fi­chage d’une am­bi­tion pour l’école est re­con­nu. Si de­main le ser­vice pu­blic de l’Édu­ca­tion re­cule, no­tam­ment dans les col­lèges ru­raux, c’est Blan­quer qui se­ra mis au pi­quet.

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