Ni­cole Du­mas vend sa bou­tique de fleurs

■ À 71 ans, l’une des fleu­ristes les plus connues de Cler­mont­Fer­rand as­pire à une douce re­traite

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Usy -dbea-d Ômouer - Cé­cile Ber­gou­gnoux ce­cile.ber­gou­[email protected]­tre­france.com

Deux ans. Vingt-quatre mois que Ni­cole Du­mas veut vendre Pas­si­flo­ra. À 71 ans, l’une des fleu­ristes les plus connues de la place est fa­ti­guée. Elle met en avant un beau li­néaire aux confins de Cler­mont-Fer­rand et de Cha­ma­lières.

Elle est connue pour son tra­vail de qua­li­té de­puis 1984 à Cler­mont­Fer­rand. La fleu­riste Ni­cole Du­mas est aus­si res­pec­tée pour ses en­ga­ge­ments à la Chambre de mé­tiers, à la mai­rie de Cler­mont­Fer­rand, à la chambre syn­di­cale, au centre de for­ma­tion des ap­pren­tis des Mar­mil­hat… La dame est une pas­sion­née. « À 71 ans, je suis sur­tout fa­ti­guée », glisse­t­elle dans un sou­rire. Comme une ex­cuse : « J’ai com­men­cé à 14 ans ! ».

78 m2 avec un ate­lier, deux ga­rages…

Elle as­pire à une douce re­traite dans sa cam­pagne au pied du puy de Côme. De­puis deux ans, avec l’aide de la Chambre de mé­tiers du Puy­de­Dôme, elle cherche à vendre son fonds de com­merce. 78 m2 avec un ate­lier, deux ga­rages, des ré­serves, une chambre froide, un par­king à ciel à ou­vert et un très beau li­néaire le long de la très pas­sante rue Des­cartes, en face du Centre des im­pôts, aux confins de Cler­mont­Fer­rand et de Cha­ma­lières. Avec des par­kings à proxi­mi­té pour les clients. Qu’est­ce qui cloche ? « Je ne sais pas », avoue Ni­cole Du­mas. Avec quand même une pe­tite idée. Elle re­garde son ma­ga­sin : « C’est cer­tains il ne faut pas voir l’ave­nir comme ça. J’au­rais 50 ans, je fe­rais des mo­di­fi­ca­tions. Une par­tie avec des fleurs très tra­vaillées et une par­tie en libre­ser­vice. Le libre­ser­vice est en train de chan­ger le mé­tier ». Ins­tal­lée là de­puis 1999, après qua­torze ans rue Font­giève, elle avoue être tou­jours aus­si pas­sion­née par son mé­tier : « Je trans­mets toutes les va­leurs aux jeunes ap­pren­tis qui pré­parent le bre­vet pro­fes­sion­nel ». Mais au­jourd’hui, « le pou­voir d’achat a bais­sé. Les clients entrent dans la bou­tique avec une de­mande de pe­tite at­ten­tion, un bou­quet à 15 ou 20 eu­ros. Avant, ce n’était pas le cas ». At­ten­tion, Ni­ cole Du­mas ne pra­tique pas le « c’était mieux avant ». « C’est juste un tra­vail dif­fé­rent avec une clien­tèle dif­fé­rente. Les fleurs tra­vaillées, je vais les choi­sir quand pour le libre­ser­vice, on les com­mande sur In­ter­net. Mes clients me disent : “On vient chez vous parce que ça tient” ». C’est cette ré­ pu­ta­tion qu’elle veut mettre en avant pour le fu­tur re­pre­neur. Une clien­tèle fi­dèle at­ta­chée au ma­ga­sin. « Même si ce­la met la barre haut en termes de sa­voir­faire, c’est aus­si le gage d’une bou­tique qui tourne. Je fais une bonne Tous­saint, de belles fêtes de fin d’an­née ».

Ni­cole Du­mas est même prête à pas­ser la main en dou­ceur avec une sorte du tu­to­rat. En bonne com­mer­çante, elle place un jo­li « Tout se né­go­cie, se dis­cute. Faut voir avec le re­pre­neur ! ». ■

PHO­TO JEAN-LOUIS GORCE

CLER­MONT-FER­RAND. À 71 ans, l’une des fleu­ristes les plus connues de la place de Cler­mont-Fer­rand veut par­tir à la re­traite et vendre sa bou­tique de la rue Des­cartes. Elle cherche un re­pre­neur.

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