Nou­velle vie pour la confi­se­rie Sau­dial

■ Au­ré­lien et Ro­zenn An­dré ont re­pris l’en­tre­prise ba­sée à Cour­non­d’Au­vergne et fon­dée en 1989

La Montagne (Clermont-Limagne) - - Les Mardis De I'economie - Pierre Pey­ret pierre.pey­[email protected]­tre­france.com

Après trente an­nées d’exis­tence, la confi­se­rie Sau­dial, ba­sée à Cour­non-d’Au­vergne, s’ap­prête, avec la ré­cente re­prise de l’en­tre­prise, à prendre un nou­veau tour­nant.

«Nous sou­hai­tons que les gens qui veulent des pro­duits su­crés pensent à nous ». Ça, c’est pour l’ob­jec­tif de Ro­zenn et Au­ré­lien An­dré. En juillet der­nier, le couple au­ver­gnat a re­pris la confi­se­rie Sau­dial, ins­tal­lée à Cour­nond’Au­vergne, à la suite du dé­cès en oc­tobre 2017 de Di­dier Par­rain, fon­da­teur de l’en­tre­prise créée en 1989.

Une fa­mille au­ver­gnate en rem­place donc une autre. Sur le pa­pier, rien ne sem­blait ac­quis. « À la base, il avait dit tout sauf dans l’agroa­li­men­taire », sou­rit Ro­zenn. Mais pour cet an­cien contrô­leur de ges­tion qui a no­tam­ment oeu­vré dans la pa­pe­te­rie, la mé­tal­lur­gie ou en­core dans des fonc­tions ad­mi­ nis­tra­tives et fi­nan­cières au sein de la fonc­tion pu­blique, le po­ten­tiel de cette confi­se­rie lui a sau­té aux yeux.

« C’était une en­tre­prise bien gé­rée, avec des fi­nances saines. C’était une belle op­por­tu­ni­té. » Sur­tout, avec un bâ­ti­ment de 900 m² et quatre fois plus de sur­face à l’ex­té­rieur dont une ré­serve fon­cière de 2.500 m², « l’es­pace est là ». Tout comme les ou­tils de pro­duc­tion avec no­tam­ment six tur­bines trop peu uti­li­sées à son goût où sont concoc­tés les fa­meux chou­chous.

L’en­tre­pre­neur es­père d’ici deux à trois ans dou­bler la pro­duc­tion an­nuelle de cent tonnes et faire grim­per en con­sé­quence le chiffre d’af­faires, ac­tuel­ le­ment de 900.000 €, en re­pen­sant l’or­ga­ni­sa­tion. Les pro­duits et les gammes d’un ca­ta­logue qui compte dé­jà plus d’une cen­taine de ré­fé­rences vont être di­ver­si­fiés.

La pro­po­si­tion de pro­duits es­tam­pillés bio est aus­si de­ve­nue « obli­ga­toire » et le couple es­père pou­voir en pro­po­ser à ses clients dès 2019. Ac­tuelle­ ment, fort du sa­voir­faire des opé­ra­teurs, le couple s’ac­tive à l’uti­li­sa­tion de co­lo­rants na­tu­rels pour rem­pla­cer les co­lo­rants azoïques. « On doit tra­vailler sur le ren­du au ni­veau de la cou­leur », ex­plique­t­il.

Aug­men­ter la pro­duc­tion tout en pour­sui­vant ses mis­sions de né­goce. Que ce soit au­près des par­ti­cu­ liers, des col­lec­ti­vi­tés, des en­tre­prises en per­met­tant pro­chai­ne­ment à ses clients de voir les opé­ra­teurs à l’oeuvre der­rière une vitre.

Le né­goce concerne aus­si les plus gros vo­lumes. « On veut se re­cen­trer sur le coeur de cible his­to­rique de Sau­dial : les fo­rains. Ce sont eux qui ont fait gran­dir l’en­tre­prise », n’ou­blie pas Ro­zenn.

« C’était une en­tre­prise bien gé­rée avec des fi­nances saines »

« La re­prise à deux est une force »

Avec son ex­pé­rience de co­lo­riste chez Her­mès, elle sou­haite aus­si don­ner une autre image de la marque. L’iden­ti­té vi­suelle est en cours de ré­flexion. Le site In­ter­net, plus fran­che­ment au stan­dard ac­tuel, se­ra aus­si en­tiè­re­ment re­fait.

Les dé­fis ne manquent pas. Ils peuvent comp­ter sur Abra­ham, leur fils de 18 ans et l’un des trois ap­pren­tis em­bau­chés. Mais aus­si sur le sou­tien de De­nis Le­gendre. « La re­prise à deux est une force », ex­plique Ro­zenn, mais De­nis Le­gendre va leur per­mettre de mettre en place la struc­ture com­mer­ciale. « Cha­cun est à son poste ». Prêts à faire ri­mer pro­duits su­crés avec Sau­dial. ■

PHO­TO RÉ­MI DUGNE

TRIO. Au­ré­lien et Ro­zenn An­dré, les re­pre­neurs de la confi­se­rie, peuvent comp­ter sur le sou­tien de De­nis Le­gendre (à pour mettre en place la struc­ture com­mer­ciale. gauche)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.